Carla Bruni-Sarkozy : adieu glamour, vive le confort

Restée dans l'ombre depuis sa grossesse, Carla revient sur la scène médiatique, tentant de dessiner l'image d'une "madame-tout-le-monde", à mille lieues de la sphère fashion et de son passé de top model.

Loin des diktats de la mode, Carla prend à cœur ses deux priorités : soutenir son candidat et plus encore, s'occuper de son bébé. Son dressing, désormais, est celui d'une épouse dévouée, principalement dévolue à son foyer. Au placard : robes, fourreaux et stilletos... Ancienne pensionnaire d'un vestiaire Dior, ex-inconditionnelle de Chanel et Saint-Laurent, Carla n'est plus la reine des podiums ou la réincarnation de Jackie Kennedy. Elle est une femme ordinaire qui ne s'embarrasse pas de l'apparat. Ses tenues sexy et siglées remisées, la First Lady opte pour une panoplie "casual-pas-chic". Son credo ? "Un vieux chandail, il n'y a que ça de vrai !". Pull col-boule informe, pantalon en velours côtelé et manteau de laine, Carla traîne un style pilou que n'aurait pas boudé Bridget Jones. Et comme la blondinette boulotte, l'ex-star des catwalks, l'ex-mannequin le plus photographié au monde se confie avec une apparente humilité sur ses kilos en trop...

Good-bye escarpins

De la même manière, elle ne fait plus d'ombre à son petit mari. Fini les talons aiguilles qui accentuent la menue silhouette de Nicolas Sarkozy ! Carlita ne quitte plus ses ballerines et a trouvé d'autres chaussures à son pied : les sleepers, des mocassins aux allures de charentaises.

L'idée ?

L'hôtesse de l'Elysée est comme vous : elle doit jongler entre Giulia, née le 19 octobre, qu'elle a longuement allaité (des précautions s'imposent pour éviter les écoulements et les traces autour des alvéoles, pas top avec un chemisier en soie), qui régurgite sur son épaule (contrariant sur un cachemire Bompard) et Aurélien (10 ans), l'aîné qu'il faut conduire à l'école, au judo, au foot...
Bref, jouer les stars et attirer les regards, elle en a marre. L'icône républicaine cocoone. Rien de tel qu'un style décontracté pour veiller sur sa petite famille, squatter les premiers rangs des meetings, ou assurer un déplacement dans un centre hospitalier d'Ivry-sur-Seine... D'ailleurs, pour "prendre le métro" incognito et "assister à des concerts" sans piquer la vedette au chanteur, notre musicienne met "une perruque". "Ainsi, personne ne me reconnaît. On vient encore de fouiller mon sac au musée", vient-elle de révéler sur le plateau de TF1.

 

Vade retro mascara 

Côté mise en beauté, la diva a aussi laissé place à la mamma. Peu importe les regards obliques des gardes républicains, les remarques des socialistes ou la déception des vieux briscards de la politique, Carlita répond par la sérénité et l'accomplissement. Sans fard.
Briller dans les soirées, éblouir l'assemblée, laisser ses homologues, médusées, c'est du passé. Sans strass et sans stress, Carla pense maintenant à son bien-être et cela passe par la tendance "nude". Impressionnante de naturel lors de ses apparitions publiques, la première dame ose le zéro maquillage.

 

Être apprêtée, quel intérêt ? L'attirail de vamp n'est plus d'actualité. Au bal du pouvoir, la Méditerranéenne n'est plus une féline séductrice, une prédatrice aux griffes acérées, mais une blanche colombe qui couve ses petits.

La campagne électorale a changé la donne et transformé la diva en madone. 

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