Le Nouveau Stagiaire : les meilleurs et pires souvenirs de stage de la rédaction

Dans "Le Nouveau Stagiaire", au cinéma le 7 octobre 2015, Robert De Niro renoue avec le monde du travail après plusieurs années de retraite. Nommé stagiaire d'Anne Hathaway, il redécouvre les joies et les désillusions de l'entreprise. A l'occasion de la sortie du film, nos journalistes se sont remémorées quelques souvenirs...

Le Nouveau Stagiaire : les meilleurs et pires souvenirs de stage de la rédaction
© Warner Bros. France

Laura Mortier-Smoter, Coordination internationale : 
J'ai réalisé mon stage de fin d'études dans une agence de webmarketing et le PDG avait décidé de me surnommer "la jeune pucelle". Il m'appelait ainsi devant tout le monde, mais dans mon dos ! Je n'ai donc jamais pu le reprendre et le craignais trop pour m'insurger. J'en ai encore la chair de poule rien que d'y penser...

Jessica Sinnan, rubrique Beauté : 
Mon plus beau souvenir, c'est quand mon rédacteur en chef de l'époque m'a proposé de devenir pigiste, au bout d'une semaine. Proposition que j'ai évidemment acceptée. J'ai travaillé pour lui pendant un peu plus de 3 ans. 
Mon pire souvenir : 1er stage, 1er reportage. C'était pour une antenne locale de la Dépêche du Midi. Je devais interviewer un vieux monsieur passionné par les pigeons. Arrivée chez le colombophile, j'ai traversé sa cour envahie de pigeons. Par miracle, je n'ai pas été bénie par ces maudits volatiles, mais j'ai eu la trouille de ma vie. Sans parler de l'odeur. L'enfer....

Alice Thierry, rubrique Cuisine : 
Mes expériences de stage ont été un peu chaotiques. Après avoir fait la fiesta en Erasmus en Espagne pendant mon Master 1, et donc, complètement négligé le choix de mon Master 2, je suis allée là où la (dernière) porte m'était ouverte : dans un master pro spécialisé dans les projets européens. J'ai survolé mon premier semestre et lorsqu'il a fallu chercher un stage, j'ai eu beaucoup de mal. J'ai atterri dans une entreprise qui recherchait mon "expertise". Je traînais mes guêtres et n'étais d'aucune utilité, même pas à servir le café. Je ne suis pas allée au bout. Cet échec m'a renvoyé en pleine face le choix hasardeux de mon orientation. J'ai cherché quelque chose de plus en adéquation avec mon profil et trouvé un stage dans la communication culturelle. Ma responsable ne m'a pas fait de cadeau, mais j'ai courbé l'échine. Je n'aurai pas supporté un second échec. Je me suis accrochée. J'ai pas mal craqué, aussi. J'en suis ressortie plus forte et avec la certitude que je ne ferai jamais aux autres ce que je n'ai pas aimé qu'on me fasse. Tous mes ex stagiaires vous le diront... Enfin, j'espère !

Julie Guillermet, rubrique Déco :
Mon pire souvenir : lors de mon tout premier stage, ma boss m'en a fait voir de toutes les couleurs. Je me souviens d'une pique parmi toutes celles qu'elle m'a envoyées. Elle s’appelait Julie, comme moi, et en toute cordialité, je lui ai souhaité sa fête - notre fête du coup - le 8 avril. Elle m'a répondu : "De toute façon, moi je n'ai jamais aimé ce prénom..." Bien, bien. 
Mon meilleur souvenir est un souvenir malheureux, mais qui m'a marquée de manière positive. Quand j'étais en stage à ELLE Décoration il y a quelques années, ma grand-mère est décédée. Par pudeur, je ne souhaitais pas en parler aux filles de la rédac' avec lesquelles je m'entendais pourtant très bien, mais je n'ai pas tenu longtemps. Leur bienveillance et leur soutien m'ont profondément touchée dans une période où je n'étais vraiment pas au mieux. Elles ont su trouver les mots justes et m'ont offert le temps nécessaire pour me retrouver en famille. Pour ça, je les remercie énormément.

Elodie Ben Arousse, rubriques Maman, Mariage :
Lors de mon premier stage, l'ambiance était assez proche du film Le Diable s'habille en Prada. Les étudiantes en alternance étaient souvent sous pression, tandis que les employées démissionnaient à tour de rôle... Certaines venaient se réfugier dans le bureau de ma collègue - le seul qui n'était pas en open space -pour se défouler, rire ou pleurer. J'ai eu de la chance car ma responsable était top et le travail intéressant. Mais je me souviens d'une stagiaire qui devait envoyer des courriers aux journalistes et revenir d'urgence terminer un communiqué de presse. Elle est allée à la Poste un matin et n'est jamais revenue ! Elle a foncé à son école pour mettre fin à son stage...    

Mariana Goncalves, rubrique Cuisine :
A l'époque, je travaillais pour une épicerie fine en ligne qui développait sa partie magazine. Je devais, entre autres, interviewer plusieurs chefs parisiens. Le premier que j'ai contacté m'a demandé s'il serait payé pour répondre à mes questions. Lorsque j'ai répondu par la négative, il m'a dit que "ce n'[était] pas grave" et qu'on pouvait "s'arranger" :  "Je peux être payé en nature si vous voyez ce que je veux dire." J'ai bafouillé, dis que c'était hors de question et raccroché. Il m'a fallu quelques jours pour me remotiver et contacter d'autres chefs. 

Emmanuelle Lopez, rubrique Déco : 
Ce n'est pas mon pire souvenir, mais il reste une belle grosse déception. J’étais à l’époque stagiaire pour le site web d’un magazine féminin. D’abord affectée en mode et culture, j'ai rapidement volé, en renfort, de rubrique en rubrique, pour devenir "stagiaire polyvalente". C’était la Fashion Week et, si mon planning me le permettait - comprenez si j’avais effectué mes diverses tâches en temps et en heure - j’assisterais, à la fin de cette semaine folle, à deux défilés. Pendant quatre jours, j’ai cravaché pour décrocher l’ultime récompense. Le jour J, alors que j’étais venue au petit matin fignoler un papier et que je m’apprêtais à quitter la rédac' pour assister au show, la chef de rubrique mode a débarqué presque affolée : ses dossiers n’étaient pas bouclés. Quelqu’un devait la seconder tandis qu’elle continuerait de courir Paris… Frustration.  

Retrouvez la bande-annonce du Nouveau Stagiaire ci-dessous : 

L'affiche du film © Warner Bros. France


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