France Gall, baby-doll de cire et de son [PHOTOS]

France Gall : son timbre de voix enfantin, sa silhouette fluette et mutine, son look de baby-doll, ses amours passionnées, ses drames personnels... Autant d'éléments qui ont érigé l'icône pop en idole des jeunes. Photos (rétro) de cette "poupée de cire" qui a fait fondre le cœur des Français.

L'Hexagone est de nouveau en deuil : France Gall a succombé dimanche 7 janvier à une récidive de son cancer du sein, à l'Hôpital américain de Neuilly-sur-Seine. Isabelle Gall – de son vrai nom – a été, au début des années 60, l'une des chanteuses emblématiques du courant yéyé. L'adolescente s'est rapidement fait un nom, en partie grâce à son allure mutine, ses tenues de baby-doll et sa candeur.

Une innocence, voire une naïveté, dont Serge Gainsbourg s'est amusé en lui écrivant l'équivoque "Les Sucettes"... Morceau qui a terni l'image virginale de la jeune femme. France Gall a surtout marqué la génération "Salut les copains" de sa voix singulière, enfantine, parfois nasillarde, comme le disent ses détracteurs, ceux-là même qui lui reprochent de n'être ni auteure ni compositrice, "juste" interprète. Qu'importe ! Elle a chanté les textes des meilleurs paroliers de France. A commencer par Gainsbarre, qui lui a valu de gagner le concours de l'Eurovision en 1965 avec "Poupée de cire, poupée de son", avant de devenir la muse de celui qui deviendra son époux et mentor, Michel Berger. Ensemble, ils forment un power couple, aujourd'hui mythique, de la chanson française. Une relation dans laquelle France Gall s'épanouit et qu'elle vit au grand jour, contrairement à ses idylles passées avec Claude François et Julien Clerc. Pour rappel, le premier, ne supporte pas sa popularité et la quitte le jour de sa victoire à l'Eurovision, quand le second lui demande de vivre dans son ombre pour ne pas perdre son public féminin.
Gall et Berger se disent "oui" le 22 juin 1976 à Paris. De leur amour, naissent Pauline en 1978 et Raphaël en 1981. Malheureusement, le bonheur ne dure pas : l'auteur de "Paradis Blanc" décède des suites d'une crise cardiaque en 1992 et cinq ans plus tard, leur fille Pauline meurt de la mucoviscidose. Après la disparition de cette dernière, France Gall met un terme à sa carrière et se retire de la vie publique. Malgré tous ces malheurs, la chanteuse est toujours restée discrète, voire pudique, que ce soit sur la maladie incurable de sa fille ou sur son cancer du sein, diagnostiqué en 1993. Son image est mise à mal en 2013, lorsqu'elle déclare "comprendre" les anti-mariage pour tous... et de rectifier le tir, dans les colonnes du Parisien. "Je ne suis pas absolument pas contre le mariage pour tous, au contraire, je suis pour l'égalité des droits. C'est une évidence", s'est-elle rattrapée. En 2015, elle revient sur le devant de la scène avec la comédie musicale, Résiste, qui reprend ses plus grands tubes et ceux de Michel Berger : le succès est immédiatement au rendez-vous. Preuve, s'il en fallait, qu'elle a rejoint le cercle des légendes de la chanson française ?