London calling pour une Saint-Valentin sans darling

Le 14 février, on quitte la ville des amoureux direction Londres. A 2h15 de Paris en Eurostar, la capitale anglaise est un repère de bonnes adresses à savourer sans modération et surtout, de princes (charmants). La rédac' a testé pour vous, partir à la rencontre d'Harry (William est déjà pris).

London calling pour une Saint-Valentin sans darling
© Tea Bus tour

Dîner aux chandelles ? Tellement ringard ! Offrir des chocolats ? Qui fait encore ça. Des fleurs ? Fanées au bout de 24h. Aigrie à l'approche de la Saint-Valentin ? Nous ? Jamais. La Saint-Valentin, ce sera sans Valentin et de l'autre côté de la Manche "avec notre meilleure amie. Au moins, elle est toujours là pour nous. N'importe où (...) prête à faire des folies" dixit Lorie. 

9h. Direction l'Eurostar dans lequel notre aller/retour en Standard Premier nous permet de déguster un petit déjeuner complet. Pas question de se laisser abattre on vous a dit. Entre deux bouchées de croissant, une cuillerée de yaourt et une gorgée de jus d'orange frais, nous établissons un programme qui consiste en : faire du shopping, manger, visiter ET se marier avec le Prince Harry (enfin pour moi, pas ma meilleure amie). Célibataire et ambitieuse (et pas "partageuse").      

10h30. A peine sorties de la gare de St Pancras, la bruine nous rappelle que nous sommes bien en Angleterre (quand bien même tous les Londoniens prétendront qu'il ne pleut jamais #mauvaisefoi). Nous filons à Covent Garden. Situé sous une grande halle construite en 1830, ce "jardin du couvent" abrite un marché et des boutiques du plus grand chic. Parfait pour flâner sans (para)pluie et éviter les frisottis.  

12h. Direction Balls & Company. Ce petit restaurant niché dans une rue calme du très animé quartier de Chelsea, est la preuve que c'est quand même sacrément bon d'avoir les boules. Cet établissement mouchoir de poche à la déco sobre et élégante a fait des boulettes sa spécialité. D'aucuns diront qu'il n'y a rien de sexy à manger de la viande ou des légumes roulés en boule, il n'empêche qu'elles nous ont bien emballées, ces boulettes. Nous n'aurions même jamais imaginé que des billes puissent contenir autant de parfums. L'ingrédient secret ? La qualité des produits. Chez Balls & Company, la viande est d'origine contrôlée, les légumes frais et de saison, les fournisseurs locaux et respectueux de l'environnement. 

A la carte, 4/5 entrées, 4/5 sortes de boulettes à déguster avec l'une des 4 sauces proposées et à accompagner d'une liste de 8/9 légumes. Une carte mini aux prix tout aussi mini : entre 3 et 9 £ les plats. Pour le quartier, on prend !
Les pois chiches grillés et les pop corn au sel fumé proposés en entrées attirent notre œil d'inconditionnelles du croquant mais les mystérieux "Cheesymite churro bite" titillent trop notre curiosité pour passer à côté de cette "spécialité australienne" nous précise le serveur. Le rapport avec la boulette ? La nationalité du chef qui propose de faire faire trempette à des churros salés dans une sauce à base de fromage et de vegemite, une pâte à tartiner australienne brun foncé à base de levure. Courageuses ET téméraires, nous plongeons vaillamment nos bâtonnets frits et bien dorés dans cette sauce à la couleur pourtant peu engageante. Indescriptible au goût, cette mixture nous sauce.

Oh (d')la boulette. Après avoir hésité 5 minutes entre porc ou poulet, nous optons finalement pour la recette végétarienne au quinoa, à la betterave et la feta. Nous sommes comme ça, pleines de surprise (ou très indécises ?). Pour la sauce, point d'extravagance – ce sera tomate - et en escorte food, du chou kale, chouchou des anglo-saxons paraît-il.
Servies par quatre, les boulettes sont présentées déjà saucées dans une petite poêle - bonne idée pour en conserver la chaleur. Dodues et hyper bien roulées, les billes nous font rougir de plaisir : le quinoa donne du croquant, la betterave, de la couleur et la feta apporte la pointe de douceur et d'acidité. Dans ce mélange des saveurs, la sauce tomate se fait presque oublier. Pari réussi pour les starlettes de la maison ainsi que pour le chou kale qui l'accompagne. Relevées par une vinaigrette parfumée à l'huile d'olive et au citron, ses feuilles légèrement croquantes défrisent nos papilles.

Pas effrayées à la perspective de rouler sous la table et pour finir sur une note sucrée, nous nous laissons happer par le brownie. Servi avec une boule de glace à la vanille et surmonté de fils de sucre façon barbe à papa, ce dessert régressif et décadent est la preuve ultime que la gourmandise est le meilleur des défauts. Point, fin de la discussion (sûre que le Prince Harry approuverait). 

 

This little brownie is back on the menu

Une photo publiée par Balls & Company (@ballsandcompany) le

Le service discret, charmant et attentif achève de nous convaincre que Balls & Company est de bonne compagnie pour un déjeuner entre amies. 

Y aller : 58 Greek Street / Soho, London / W1D 3DY / 020 7851 6688
Ouvert du lundi au jeudi de 12h à 15h et de 17h à 23h et du vendredi au samedi de 12h à 23h 

15 heures. Donc 16h en France, donc l'heure du quatre heure, donc des gâteaux. L'afternoon tea se profile à grands pas. Ou plutôt à grande roues. Pour ne pas perdre une miette de la ville – une journée de visite, c'est court - ni de ses pâtisseries – n'oublions pas qu'il est l'heure de goûter et le goûter, c'est sacré -, direction l'afternoon tea le plus road tripant de la capitale, l'Afternoon Tea Bus Tour. A l'origine du concept, le salon de thé BB Bakery qui propose de découvrir les lieux les plus emblématiques de Londres dans un bus vintage reconverti en salon de thé ambulant. De quoi séduire les fainéants gourmands.
Rendez-vous devant le 8 Northumberland Avenue où notre char(mant) fait une entrée princière devant les "so lovely", "so cute" and cie des touristes prêts à embarquer.

Pas besoin de poinçonner son Oyster card dans ce bus où les banquettes en cuir cerclent des tables déjà dressées. L'ambiance cosy, les petites loupiotes et la vaisselle vintage (ventousée !) feraient presque oublier que l'on est dans un véhicule… jusqu'à ce que ledit véhicule se mette en marche. Que les estomacs fragiles se rassurent, l'allure est modérée évitant ainsi les soubresauts intempestifs (et les hauts le cœur). 

u © Alice Thierry w/iPhone 7

Afternoon tea oblige, une large sélection de thés est servie dans des mugs thermos. C'est à "volon-thé" mais petites vessies gare à vous : contrairement à ses confrères, ce bus-là ne fait pas de stop en cours de route. Ce serait dommage de gâcher le voyage… Le thé n'est pas votre "cup of tea" ? Jus d'orange frais, chocolat chaud et cappuccino sont également proposés pour faire couler les nombreuses mignardises. Salées et sucrées, ces bouchées sont tellement appétissantes qu'elles piquent la vedette au Big Ben par lequel la visite débute. Imposant et royal, le Buckingham Palace remet les pendules à l'heure aux voyageurs. Suivent Harrods et ses vitrines (on s'en lèche les babines), les très chic rues de South Kensington, le Royal Albert Hall, le mythique quartier de Notting Hill (inutile d'y chercher l'ombre d'un Hugh Grant, le bel anglais n'y vit pas #coeurbrisé), l'incontournable Marble Arch, l'étincelant et frénétique Piccadilly Circus et last but not least, le London Eye. Peur de manquer de carburant en cours de route ? A mi trajet, un scone est servi, accompagné de son pot de confiture de fraise et de clotted cream. So british. Ne manque plus qu'Harry pour que tout roule. Ce que nous faisons remarquer au serveur avec notre plus bel accent. Il sourit. Par politesse. Son regard trahit lui, un mélange d'incompréhension et de moquerie. Merci de croire en nous. 
Quand est-ce qu'on arrive... ou pas. Si le bus roule à petite vitesse, le trajet d'une heure trente passe lui, à très grande allure. Pour les appétits qui ont calé en cours de route, des doggy bags sont proposés en fin de parcours. 

Infos pratiques : 45 £ par personne / 35 £ pour les enfants (6-11 ans). Possibilité de demander des menus sans gluten, végétarien ou halal. Départ : 8 Northumberland Avenue, côté de Trafalgar Square WC2N 5BY

17h. Toujours pas de Prince Harry en vue. "L’œil de Londres", le fameux London Eye, nous aidera peut-être à y voir plus clair ? Après une vingtaine de minutes d'attente parmi une horde de touristes (excités), nous voilà embarquées dans l'une des cabines... avec la même horde de touristes. Pas de tête à tête dans les œufs de The Eye. Parfait. Aucun risque de tomber sur des Roméo prêts à faire leur numéro de haute voltige à leur Juliette. Une dizaine de minutes plus tard, nous voilà presque au 7e ciel quand soudain, Buckingham Palace dans notre ligne de mire. En mode "yeux de faucon", l'espoir d'y apercevoir au loin notre Prince resurgit. Plus près des étoiles, on croit en notre bonne étoile. Visiblement pas le groupe d'adolescents qui nous bouscule pour prendre des selfies. Loin de nous l'idée de tomber dans la paranoïa mais : SERAIT-CE UNE CONSPIRATION ?  

19h. Le retour dans la capitale parisienne se profile ET toujours pas l'ombre d'un Prince Harry en vue. Pas question de se laisser abattre me dit ma meilleure amie (elle est si gentille) : "Tu ne t'es certes pas fait passer la bague au doigt mais tu a roulé de plaisir en savourant d'excellentes boulettes puis des pâtisseries dans un salon de thé ambulant. Y'a pire, non ?" Revigorées, nous décidons de trinquer à notre journée. Londres regorge de bars à champagne paraît-il. Le plus réputé, le Searcys Champagne Bar, se trouve à la gare de St Pancras International. Autrement dit, exactement là où nous devons reprendre notre Eurostar. Coïncidence ? Je ne crois pas. 

 

Finir la journée en bullant @searcystpancras #champagne #london #jdfinlondon #visitlondon #tchin #instagood

Une photo publiée par JournalDesFemmes (@journaldesfemmes) le

Avec 110 places assises, ce bar à bulles est le plus grand d'Europe. Situé à l'étage de la station sous l'incroyable verrière en fer forgé, il surplombe les rails et offre un joli panorama sur la gare (excellent mirador pour mater !). Confortablement installées sur l'une des banquettes en cuir avec chauffage intégré et plaid sur les genoux, nous rêvassons en sirotant une coupe de la Cuvée Brut Searcys. Quand soudain un "will you marry me ?" enflammé nous tire de nos pensées. Harry ?! Que nenni. Notre voisin de tablée, à genoux devant sa dulcinée. Outre être un repaire de voyageurs en transit, le bar à champagne est aussi très prisé des Londoniens pour y faire leur demande en mariage. CQFD. 

Y aller : Searcys St Pancras, Grand Terrace, Upper Concourse, St Pancras International Station, N1C 4QL
Ouvert du lundi au samedi de 7h à 23h et le dimanche de 8h à 20h. 

Se rendre à Londres en Eurostar
> A partir de 99,50 €* l'aller en Standard Premier, boissons et repas léger composé d'un plat au choix et d'un dessert servis à la place.
> A partir de 310 €** l'aller en Business Premier comprenant un enregistrement express en 10 minutes avant le départ à des guichets dédiés, un accès aux salons Business exclusifs flambants neufs, un repas signé du chef étoilé Raymond Blanc (3 plats et boissons servis à la place). 
> Pour les plus flexibles, l'offre Eurostar Snap permet aux voyageurs de bénéficier de billets à partir de 33 € l'aller simple.
> Et parce qu'en vrai, on a rien contre la Saint-Valentin, plutôt que d'offrir un bouquet de roses à votre moitié, pensez à la carte cadeau électronique dont les design et montant (entre 10 € et 250 €) sont personnalisables. 

** Prix basés sur un aller/retour obligatoire