Mon maître d'école : souvenirs de la Rédac'

Dans "Mon maître d'école", la réalisatrice Emilie Thérond nous immerge dans la classe de son ancien instituteur, Monsieur Burel, durant sa dernière année d'enseignement. A l'occasion de la sortie du film le 13 janvier, les rédactrices du Journal des Femmes se sont remémorées leurs meilleurs moments passés sur les bancs de l'école et les professeurs qui les ont marquées... Florilège.

© Walt Disney

Bénédicte de Montvallon, rubriques Société, People, Loisirs :
Seuls deux professeurs m'ont vraiment marquée pendant ma scolarité : Monsieur Guilini, mon prof de maths en terminale, qui m'a réconciliée avec cette matière qui me terrorisait et Madame Rocchini, ma prof de français en 4e et 3e. Avec sa coupe au carré et ses sacs Vuitton, elle en imposait. Pour sonner le rassemblement de la classe, elle agitait son trousseau de clés. Impossible d'oublier ses "phrases cultes" : "Pas la peine de regarder l'heure, ça change tout le temps" ou "Il n'y a qu'une seule cloche ici : c'est moi", qu'elle lançait quand nous commencions à nous dissiper à la fin du cours. J'en garde le souvenir d'une prof' qui savait tenir ses élèves et se faire respecter, mais qui était surtout passionnée et savait transmettre son goût pour les mots. Je pense que c'est en partie grâce à elle que j'aime autant écrire et que je me suis tournée vers le journalisme. Elle est aujourd'hui à la retraite et j'espère vraiment que les écoliers d'aujourd'hui croiseront un jour une prof' comme elle.

Alice Thierry de Ville d'Avray, rubrique Cuisine :
Chacun des "moments" de ma scolarité a été marqué par des personnalités du "monde enseignant" comme-on-dit dans le jargon. En primaire, je me souviens de mon maître d'histoire de CM1. Un homme à la chevelure grise qui en imposait plus par son charisme que son autorité. C'était aussi le directeur de l'école... Pas question d'envoyer des boulettes de papier mâché avec lui donc. C'est encore un professeur d'histoire qui a marqué mes années collège. Réputé pour sa sévérité, il m'effrayait beaucoup alors qu'il n'a jamais levé la voix sur moi. Soit, j'étais aussi transparente que fantomatique mais cela ne m'empêche pas de me sentir victorieuse de ne jamais avoir subi ses foudres ! Au lycée, je suis tombée sous le charme de mon prof de philo. Cliché certes, mais ce jeune trentenaire à l'écharpe rouge et la veste en tweed m'impressionnait tant par son érudition que son humour doublé de talents de dessinateur. Avec lui, Aristote, Platon, Kant et tous ses petits copains prise de tête prenaient vie en dessin sur le tableau noir. J'ai probablement passé trop de temps à glousser puisque j'ai récolté un petit 8 au bac. No comment. Last but not least, à la fac, je garde l'incroyable souvenir de deux professeurs de droit : l'un spécialisé dans le droit des affaires (donc a priori pas sexy), la seconde, professeure émérite d'histoire du droit. Les cours du premier ressemblait tellement à un one man show qu'il fallait arriver 20 bonnes minutes à l'avance pour espérer assister au spectacle. D'une drôlerie salvatrice dans cette discipline rigide qu'est le droit... Quant à la professeure d'histoire du droit, ses talents d'oratrice nous transportaient dans les affres de la justice à l'époque de Louis XVI et cie. Une sacrée histoire... 

Grazia Fontana, responsable éditoriale :
Mon meilleur souvenir du lycée, c'est ma prof d'histoire et littérature italienne, une prof à l'ancienne, très sévère, mais capable de faire aimer ses cours (même s'il y avait la terreur des exposés et des devoirs sur table surprises !). Elle nous donnait une dizaine de livres à lire et à étudier pendant les vacances et à la rentrée, elle était déjà prête à évaluer notre travail. Je l'aimais et je la détestais au même temps ; je ne sais plus combien de fois je lui ai mal répondu... mais après toutes ces années je comprends que ce qu'elle faisait, elle le faisait pour me pousser à me surpasser et si à l'université j'ai obtenu des super résultats, c'est grâce à elle.

Mathilde Bouthier de la Tour, rubriques Mode et Luxe :
Moi c'est quand, par bonheur en vivant dans la campagne profonde, ma mère m'emmenait à l'école en luge en hiver. Elle me traînait dans la neige jusqu'à ma cour de récré. Sinon, je dirais les kermesses de fin d'année et le stand merguez sur lequel j'étais toujours fourrée, évidemment !

Mariana Goncalves, rubrique Cuisine :
Mon meilleur souvenir d'école date de la 5e. Je n'ai jamais été bonne en maths (on peut même dire que j'étais plutôt nulle). Mes profs n'ont jamais réussi à me passionner pour cette matière et je récoltais des notes catastrophiques... Jusqu'à la 5e, où ma prof de maths a mis en place un cours de soutien pour les derniers de la classe comme moi. Elle n'a jamais baissé les bras, a réussi à nous passionner pour cette matière et je suis passée d'un 5 de moyenne, à un 18 en fin d'année, la meilleure moyenne de la classe. C'était la première fois que quelqu'un prenait le temps de m'expliquer les choses et surtout, croyait en moi. L'année suivante, je suis retombée en-dessous de la moyenne...

Regardez la bande-annonce de Mon maître d'école, au cinéma le 13 janvier : 

 

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