Sugar Daddy : Étudiante le jour, prostituée la nuit Sugar Daddy : définition

Tout commence à la réception d'un communiqué de presse : "J'ai pensé que vous aimeriez connaître un moyen alternatif utilisé par des étudiantes pour financer leurs études. Les privilégiées ont leurs parents, les défavorisées ont leurs subventions et les intelligentes ont leurs bourses. Mais les ingénieuses ? Elles ont des Sugar Daddies".

Mais qu'est-ce donc qu'un Sugar Daddy ? Non, ce n'est pas une nouvelle marque de sucre ou de bonbons, ni une friandise pour les enfants. Et le communiqué qui provient du site "Seeking Arrangement", se charge de nous l'expliquer. Il s'agit de mettre en relation des hommes riches avec de jeunes étudiantes. Les promoteurs du site décrivent le Sugar Daddy comme "un riche bienfaiteur qui financera leurs études".  Un bienfaiteur, un mécène comme on n'en rencontre plus, quoi, ça existe ? Si l'on tape la recherche "Sugar Daddy" dans Google, la vraie définition est nettement moins floue. 

Littéralement traduit par "papa-gâteau", voici la définition donnée par le site l'Internaute : "Se dit d'un homme d'un certain âge, le plus souvent riche et solitaire, qui entretient financièrement une femme beaucoup plus jeune que lui en échange de relations charnelles". Le site Urban Dictionary lui, décrit le Sugar Daddy comme "un homme qui offre de l'argent en échange de relations sexuelles". C'est aussi le "tonton" que l'on rencontre en Afrique. 

Seeking Arrangement avance que près de 8 000 françaises seraient inscrites à ce jour. Le communiqué de presse est (presque) clair, mais joue sur les ambiguïtés. Et surtout se fend d'un long laïus quasi macro-économique sur les effets de l'inflation des droits  d'inscription à l'Université pour justifier sa mission d'aide aux étudiantes... Au moins, le site français SugarDaddy.fr, la joue-t-il plus franche: il s'agit d'un site de rencontres entre jeunes ambitieuses et vieux coquins, qui ne se cache pas derrière un alibi estudiantin.

Anne-Cécile Mailfert, porte-parole de l'association Osez le féminisme a récemment déclaré au micro de RTL : "C'est clairement une forme de prostitution". Une nouvelle forme de prostitution qui serait d'ailleurs presque impossible à contrer sur le plan juridique. 

 

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