Sugar Daddy : Étudiante le jour, prostituée la nuit Seeking Arrangement : mon expérience

Une fois inscrite, je peux alors partir à la recherche de "Sugar Daddies" près de chez moi.
Je lance donc une recherche pour trouver tous les hommes inscrits dans un rayon de 20 kilomètres de Paris.
Résultats : 12 pages comprenant chacune 20 profils. Soit un total de 240 hommes inscrits en Ile-de-France. Si j'élargis la recherche à toute la France, je trouve plus de 65 614 résultats. En fait, je comprend vite que je ne peux contacter moi-même de Sugar Daddy : ce sont les Sugar Daddies qui doivent venir à moi. 

Je peux cependant me balader sur le site. Ainsi, je tombe aussi bien sur des profils que l'on pourrait qualifier de normaux, que sur des profils aux noms un peu plus douteux... : "Papa à la recherche d'un vilain bébé", "Désireux d'aider de bien des façons", "À la recherche d'une damoiselle en détresse" "Parisian for Barbie" et autres "Kiss cool" ou "Nuits blanches".

Le profil type de ces hommes ? Souvent des PDG, de 35 à 60 ans environ, divorcés pour beaucoup. Je tombe aussi sur le profil d'un couple (l'homme a 50 ans, la femme en a 21) à la recherche d'une "fille bi" pour un "plan à trois".
Leurs photos de profil ? Les hommes sont sur des bateaux, cigares ou verres à la main dans les endroits les plus branchés du monde entier.

Sur leurs pages, on peut trouver une brève description (en dessous d'une grille de salaire qui fournit leurs revenus annuels) qui en dit un peu plus sur les intentions du site et de ses utilisateurs : "Nos rapports ne seront pas seulement basés sur le sexe, bien sûr je ferai en sorte qu'elle ne manque de rien" déclare un Sugar Daddy. Un autre écrit : "Les possibilités sont diverses, sorties, promenades, restaurant, shopping pour gâter ma Sugar Baby en toute intimité". Enfin, un dernier se donne le beau rôle : "Je cherche avant tout une étudiante. C'est peut être mon côté philanthrope, car je préfère qu'une personne qui avance dans la vie, mais qui doit surmonter certaines difficultés, bénéficie de mon aide".

Alors voilà. Maintenant, la mode quand on est un homme d'affaire fortuné, ce n'est plus d'offrir son argent à une œuvre de charité pour la lutte contre le cancer mais de subvenir aux besoins d'une jeune étudiante.
D'ailleurs, quels sont les besoins des étudiantes qui s'inscrivent sur ce site ? 

 

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