Présidentielle : Valérie Trierweiler, une femme amoureuse

Présidentielle : Valérie Trierweiler, une femme amoureuse Au premier rang des meetings, sur les réseaux sociaux ou à coups d'interviews savamment distillées, Valérie Trierweiler et Carla Bruni-Sarkozy se sont livrées l'autre bataille d'influence de la Présidentielle.

Pour la journaliste qui écrit sur les hommes politiques et les rencontre depuis deux décennies, devenir l'une des actrices de la campagne n'a pas été chose facile. "Quel choc de se découvrir à la Une de son propre journal. Colère de découvrir l'utilisation de photos sans mon accord ni même être prévenue", s'indignait Valérie Trierweiler le 8 mars sur Twitter. Ce jour-là, l'hebdomadaire Paris Match, son employeur, publiait un dossier intitulé: "L'atout charme de François Hollande, Naissance de leur amour. Récit".

Elle a dû aussi composer avec la présence politiquement imposante de Ségolène Royal, candidate socialiste malheureuse en 2007, ancienne compagne de François Hollande et mère de ses quatre enfants. Au précédent suffrage, elle avait préféré s'abstenir plutôt que de voter pour celle qui était alors sa rivale...

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Valérie Trierweiler, au bureau de vote de Tulle, le 22/04/2012. © PHOTOPQR/LE PARISIEN

Atout chic

Elégante mère de trois adolescents, cette grande (plus que son conjoint) et belle femme au charme ravageur, apporte la touche "glamour" qui manque au candidat socialiste qui se dit lui-même "normal". On attribue notamment à cette brune aux faux airs de Katharine Hepburn, le nouveau look du président du conseil général de Corrèze, qui, avant de briguer l'Elysée, a perdu dix kilos.

Son parcours

Née à Angers, le 16 février 1965, Valérie Massonneau est la cinquième d'une famille de six enfants. Son père, qui a perdu une jambe à l'âge de 12 ans en sautant sur un obus, subvient aux besoins du foyer grâce à sa pension d'invalide de guerre. Lorsqu'il décède, sa mère prend le relais et travaille comme hôtesse d'accueil à la patinoire de la ville. Mais n'allez pas vous apitoyer sur l'enfance de la potentielle First Lady ou l'appeler "Cosette" : "Je ne suis pas Cendrillon et je n'ai pas le parcours d'une arriviste non plus ! J'ai travaillé dans le même journal pendant vingt-deux ans sans avoir progressé dans la hiérarchie et ça me va ! Je ne suis pas du genre 'toujours plus haut'. Je n'aime pas que l'on qualifie mon milieu de 'modeste'. Qu'est-ce que cela signifie, que je n'aurais pas le droit d'être fière de là d'où je viens ? Que je n'avais pas le droit de vivre ailleurs ? Ma famille ne roulait pas sur l'or et alors ? Nous avions l'essentiel et, aujourd'hui, je connais la valeur des choses. Mon ambition, c'était d'être heureuse, de faire un métier que j'aime. De ce point de vue, j'ai réussi", a-t-elle confié au magazine Elle, visiblement à fleur de peau lorsqu'on lui parle de réussite et d'ascension sociale...

 

Passion clandestine

Titulaire d'une DESS en science politiques, Valérie Trierweiler entre à la revue Profession Politique, en 1988, puis à Paris Match, un an plus tard. Elle a 23 ans quand elle croise François Hollande. "L'ancien conseiller de François Mitterrand, 34 ans à l'époque et jeune député, connaît le landerneau médiatique comme sa poche. Il entretient avec les journalistes une relation décontractée et confiante", peut-on lire dans le Nouvel Obs. Une longue fréquentation professionnelle. Puis, une complicité "qui, un jour, se transforme en coup de foudre". "On y a résisté, c'était l'interdit total", avoue-t-elle dans l'hebdomadaire.

 

Valérie Trierweiler intègre en 2005 la chaîne Direct 8. C'est cette année-là que débute sa relation avec le Premier secrétaire du PS, toujours en couple avec Ségolène Royal. François Hollande envisage d'entrer dans la course au Palais. Mais, finalement, il renonce. Valérie Trierweiler reconnaîtra ensuite avoir été soulagée : " S'il avait été candidat en 2007, j'aurais dû renoncer à lui malgré la force de notre histoire d'amour".

Traversée (romantique) du désert

 Dans le Nouvel Obs toujours, elle se souvient de 2007, "leurs premières vacances. Un été sur Joe Dassin, l'été suivant sur Jean-Louis Aubert. Deux années merveilleuses. Nous étions tous les deux, tout le temps".

 

Partager "l'homme de sa vie" lui "coûte", mais depuis, Valérie Trierweiler a été happée par la ferveur électorale. Elle a décidé de sortir de son mutisme et d'embrasser son destin... de première dame !


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