Pilule du lendemain, une pratique en augmentation

D'après les derniers chiffres rendus publics par le ministère de la Santé, plus d'un million de pilules de contraception d'urgence est vendu chaque année. Un résultat qui montre une certaine stabilité du nombre de recours à l'IVG.

L'étude montre que depuis 2006, le nombre d'IVG reste stable alors qu'il ne cessait d'augmenter ces dix dernières années. En France, environ 15 femmes sur 1 000 y ont recours. Les IVG concernent principalement les jeunes femmes âgées de 20 à 24 ans. 
La Drees, le service statistique des ministères sociaux, constate cependant des évolutions sur la qualité des interventions et sur le rapport des femmes à la contraception d'urgence. Sur 225 500 IVG réalisées en 2006, 55% ont été des avortements médicamenteux. D'ailleurs, 13% des IVG en métropole sont réalisées en cabinet médical, 1% en centres de santé, de planification ou d'éducation familiale et les 86% restants en hôpitaux. L'information autour de la contraception, et notamment de la contraception d'urgence porte ses fruits. Les femmes sont de plus en plus au courant.
Alors se pose la question de la possibilité de prescrire systématiquement et à l'avance cette pilule du lendemain ou du surlendemain. La Haute Autorité insiste sur le fait que ce moyen de contraception doit rester une "solution de rattrapage". Faut-il rappeler que cette pilule d'urgence n'est pas efficace à 100% ? Et surtout, ses effets secondaires font de sa prise un acte qui n'est pas anodin.

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Les recours à la pilule du lendemain en augmentation © dalaprod - Fotolia.com