Vicky : au secours, mon père pense que j’ai toujours 10 ans !

Dans le film "Vicky", en salles le 8 juin, Victoria est contrainte de retourner vivre chez ses parents. Mais à trente ans, difficile de renouer avec le règlement familial et Vicky finit par s’émanciper de l’autorité paternelle en trouvant sa “voix”. Les lois du territoire parental sont les mêmes pour tout le monde et à n’importe quel âge. Top 10 des réflexions qui prouvent que papa nous considère (encore) comme sa petite fille.

© Thomas Brémond - LGM CINEMA/GAUMONT/NEXUS FACTORY

Généralement, passer un week-end (ou plus) chez ses parents est synonyme de plaisir et de repos : on se laisse aller telle l'enfant que l'on était il y a vingt ans avec petit-déj au lit, repas tout prêt, linge propre et papouilles des parents, contents de nous avoir rien que pour eux. La vie, en somme. Sauf quand papa s'en mêle : "Ce n'est parce que tu es à la maison que tu dois faire ce que tu veux." S'il ne le dit pas directement, il ne se gêne pas pour le faire comprendre à grand renfort de commentaires qui nous font perdre vingt ans d'un coup. Petit listing des punchlines de papa poule qui joue les coqs.

  • "C'est quoi cette tenue ?"
    Une interrogation banale et courte qui en dit (très trop) long sur ce qu'il pense. Comprendre : "Tu peux aller te changer, s'il te plaît." Évidemment, c'est une injonction. Pas une question. 
  • "Tu sors ?"
    Question à laquelle on ne pensait plus jamais avoir à répondre. Correctement installé dans le canapé devant Le Plus Grand Cabaret du Monde de Patrick Sébastien, papa a l'œil et l'oreille encore aiguisés malgré l'âge. Vous n'avez pas demandé l'autorisation. Il est plutôt surpris : "Tu vas où ? Avec qui ? À quelle heure tu rentres ?" Et non, il ne dormira pas tant que vous ne serez pas de retour.   
  • "Ne te couche pas trop tard"
    Ce soir, vous avez préféré quitter le salon plus tôt et zapper Joséphine Ange Gardien, à la grande déception du paternel, pour vaquer à vos occupations. Mails, réseaux, textos, tout y passe, surtout le temps. "Toc, toc, toc". Papa ouvre, l'air grave : "Je pensais que tu voulais dormir tôt pour être partie si vite. Tu ferais mieux de lire un bouquin... (Sous-entendu qui ne passe pas) Ne te couche pas trop tard.
  • "C'est une heure pour se lever ?"
    Se reporter au commentaire précédent. Une bonne grasse matinée n'a jamais fait de mal à personne, sauf qu'à la maison, se lever tard, c'est 9h. Et encore... Alors quand on ose passer la porte du salon à 13h30, décoiffée et encore en pyjama, devant papa et maman attablés et déjà au dessert, on sait ce que l'on risque.   
  • "Range ta chambre"
    La chambre, c'est un peu le jardin secret, l'endroit privé dans lequel on aime se retrouver. On s'y sent bien puisque c'est le seul endroit de la maison qui nous ressemble, photos accrochées au mur, souvenirs d'enfance en pagaille et vêtements sales de la veille roulés en boule au pied du lit. L'avantage, c'est que même dans ce bazar, on s'y retrouve, contrairement à d'autres, qui ne se gênent pas pour le faire comprendre : "Range ta chambre"  
  • "C'est qui ce garçon ?"
    À tout papa protecteur, ses interrogations. Voir leur fille se faire aborder par un homme ou sentir une idylle naissante est le pire des affronts, à l'instar de François Berléand dans Vicky, abasourdi d'apprendre que son "bébé" de trente ans a "vu le loup". Alors lorsqu'il nous aperçoit en charmante compagnie, inutile de préciser qu'un compte-rendu sera de mise une fois à la maison. 
  • "Tes coudes !"
    On mange toujours bien chez papa et maman. Malheureusement, ce n'est pas comme à la maison en ce qui concerne la tenue. On ne quitte pas la table quand on veut, on ne laisse pas traîner assiette et couverts en plein milieu du salon et on se tient bien : on oublie les coudes sur la table, le téléphone portable, on se tient droite et on aide à débarrasser.
  • "Tu veux 10€ pour sortir ?"
    On apprécie le geste. Les parents sont aussi là pour nous donner un petit coup de pouce quand ce n'est pas la folie côté compte en banque. C'est toujours touchant de voir son papa s'inquiéter pour nous et marrant de le voir nous tendre un (petit) billet rose (10€, vous l'aurez compris) l'air de dire : "Prends, ne discute pas, c'est moi qui régale." Merci beaucoup, papa. 
  • "Mollo l'alcool, on n'est pas à l'une de tes soirées"
    La petite phrase de trop calée dans le creux de l'oreille au cours d'un repas de famille qui met mal à l'aise et surtout qui énerve. L'air de rien, on prend un coup dans l'égo parce que oui, ça nous est déjà arrivé d'avoir une gueule de bois comme tout le monde et que non, ce n'est pas pour autant qu'on se fait appeler Popoche. 
  • "Tu resteras toujours ma petite fille"
    Au cas où on ne l'aurait pas compris, papa tient à nous comme à la prunelle de ses yeux. Les petites remarques pas très gentilles cachent un amour sans limite. Et si parfois elles sont brutales et mal venues, ce n'est qu'un moyen maladroit d'admettre qu'il n'est pas facile de laisser partir ses enfants et qu'il sera toujours fier de nous,malgré tout. 

Découvrez la bande-annonce de "Vicky", en salles le 8 juin : 

© Gaumont Distribution


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