Bring Back Our Girls : 500 jours après, le combat continue

Au 500e jour de l’enlèvement des 276 lycéennes de Chibok par Boko Haram, des manifestations se sont tenues au Nigeria, jeudi 27 août, pour attirer l’attention des autorités.

Bring Back Our Girls : 500 jours après, le combat continue
© Instagram@womenforwomen

Il y a plus d’un an, le 14 avril 2014, 276 lycéennes nigérianes étaient enlevées par des combattants de Boko Haram, un groupe islamiste armé qui sévit en Afrique de l’ouest. Abubakar Shekau, le chef de l'organisation terrroriste, avait justifié cet acte quelques semaines plus tard par une volonté de faire cesser "l'éducation à l'occidentale" reçue par les jeunes filles. Pour le groupe djihadiste, le message était clair : les adolescentes devaient "quitter l'école" et se "marier". Cinquante-sept d’entre-elles ont réussi à s’échapper, mais les autorités sont depuis sans nouvelle des 219 autres.
Jeudi 27 août 2015, à l’occasion du 500e jour de l’enlèvement de ces jeunes filles originaires de la localité de Chibok, plusieurs centaines de personnes se sont réunies dans les rues, à travers tout le Nigéria. Le but de ces manifestations était d’attirer l’attention des autorités. Aisha Yesufu, porte-parole du mouvement "Bring Back Our Girls", est encore pleine d’espoir. Elle rappelle que le nouveau président Muhammadu Buhari "a donné sa parole qu'il fera tout ce qu'il peut pour que [les] filles soient secourues, rendues à leurs parents, qu'elles puissent retourner à l'école et continuer leurs vies".
L’armée nigériane assure qu’elle sait où sont les lycéennes. Leurs bourreaux les retiendraient prisonnières dans les environs de la forêt de Sambisa, dans l’Etat de Borno, au nord-est du pays, mais les miliaires expliquent que lancer une opération armée risquerait de mettre leur vie en danger.  Il y a plus d’un an, le mouvement "Bring Back Our Girls" avait suscité une vive émotion à l’échelle internationale et mobilisé plusieurs personnalités comme Michelle Obama, Angelina Jolie ou encore Alicia Keys.

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