Duty of Care : la vidéo choc qui dénonce la détresse des enfants en temps de guerre

Afin de sensibiliser le public à la situation des enfants pris dans des conflits armés à travers le monde, l’association britannique War Child UK a frappé un grand coup en dévoilant une vidéo réalisée sur le modèle d'un jeu vidéo dans laquelle on suit une petite fille qui tente de survivre dans une zone de guerre au Moyen-Orient.

Duty of Care : la vidéo choc qui dénonce la détresse des enfants en temps de guerre
© War Child UK

HELP, la dernière campagne de sensibilisation de War Child UK, organisation non-gouvernementale qui vient en aide aux enfants impliqués dans des conflits, est un véritable choc. Réalisée dans le but de sensibiliser le public sur la condition des enfants en temps de guerre et d’interpeller les Nations Unies lors du prochain Sommet Humanitaire Mondial en mai 2016, la vidéo, baptisée Duty of Care, reprend les codes de jeux vidéo de type "Jeu de tir à la pemière personne" ou "en vue subjective", mais cette fois du point de vue d'un enfant pris au milieu d'une scène de guerre.
A la manière d’un jeu sur console, les personnages sont sélectionnés au début de la séquence, leurs actions indiquées et les jauges de vie apparaissent sur l’écran. Mais ici, le jeu est basé sur le point de vue de Nima, une fillette de neuf vivant au Moyen-Orient, dans un pays en guerre. La vidéo est poignante, parfois difficile à regarder, mais c'est le but. Kate Adams, une des responsables de l’association War Child UK, a insisté sur la véracité du scénario lors d’un entretien au Gardian : "Le scénario est basé sur des témoignages réels d’enfants avec lesquels nous travaillons en Afrique et au Moyen-Orient. Ces enfants ont vu leurs parents, leurs frères, leurs sœurs et leurs amis se faire tuer devant leurs yeux." Dans la vidéo, Nima assiste, affolée, aux pires atrocités, dont l’exécution de son père. Même si l'ONG assure avoir voulu retranscrire fidélement le niveau de violence auquel les enfants sont confrontés, elle a tout de même tenté de l'atténuer en faisant en sorte que les mains de Nima cachent certaines scènes, jugées trop difficiles
On ne peut que ressortir perturbée de cette expérience, tristement réaliste. La fin de la vidéo indique que "pour les enfants comme Nima, les pires blessures sont invisibles. 50% des personnes affectées par la guerre sont des enfants. Malgré tout, seuls 3% des fonds humanitaires sont utilisés pour les protéger".

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