Cocaïne et prostituées : un Lord écossais démissionne

John Sewel, membre de la Chambre des lords britannique, a démissionné dimanche après que The Sun a révélé son penchant pour la cocaïne et les prostituées.

Cocaïne et prostituées : un Lord écossais démissionne
© Suzanne Hubbard/AP/SIPA

Un parfum de scandale à la Chambre des lords. Le baron John Sewel, vice-président de la chambre haute du Parlement britannique, a été contraint de démissionner suite à la publication par The Sun, dimanche à l’aube, d’une vidéo et de photos le montrant dans une situation plus que compromettante. L’ancien sous-secrétaire d'Etat à l'Ecosse de Tony Blair, âgé de 69 ans, y apparaît sniffant des lignes de cocaïne en compagnie de deux prostituées. Nu, on peut le voir chercher du nez la poudre blanche sur la poitrine d’une des jeunes femmes dont il avait loué les services, dans son appartement de fonction, près de Westminster. Le tollé provoqué par ces images est d’autant plus vif que cette figure de la politique écossaise, désormais surnommée "Lord Coke", présidait la commission de l’immunité et de la tenue ("privileges and conduct committee"). Comble de l’ironie, l'aristocrate se félicitait il y a quelques temps d’avoir œuvré pour une nouvelle législation destinée à améliorer l’image du Parlement en sanctionnant les membres de l’institution qui ne seraient pas fidèles au code de bonne conduite. Dans cette vidéo, on peut également entendre l'homme politique critiquer le Premier ministre David Cameron, qu'il qualifie de "superficiel" et "futile", et se plaindre du montant de son indemnité parlementaire. Celle-ci s'éleverait à 200 livres par jour, soit la somme qu’il a dépensé pour passer la nuit avec ces deux prostituées. Insuffisant selon lui. La baronne Frances D’Souza, présidente de la Chambre des lords, a jugé son comportement "choquant et inacceptable" et saisi les services de police de Scotland Yard. Nommé par la reine, John Sewel était l'un des membres à vie de la chambre. Il a présenté ses excuses pour "la douleur et la gêne occasionnées". Pour de nombreux médias et l'opinion publique britanniques, cette affaire est le signe que l'institution doit être réformée en profondeur. 


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