Le roi d’Arabie Saoudite refuse une femme CRS sur sa plage privatisée

Depuis son arrivée à Vallauris pour son séjour estival dans sa propriété des Alpes-Maritimes, la famille royale d’Arabie Saoudite n’en fait qu’à sa tête et scandalise les riverains ainsi que l’opinion publique. Entre la privatisation d’une plage publique et le refus qu’une femme CRS assure sa sécurité, c'est le scandale.

Le roi d’Arabie Saoudite refuse une femme CRS sur sa plage privatisée
© France Saudi King Beach Flap

La famille royale saoudienne possède une immense propriété longeant une plage publique de Vallauris, la plage de Mirandole, dans les Alpes-Maritimes. Mais cela ne leur suffit manifestement pas puisque ces altesses ont tenté de privatiser le site sans prévenir les autorités, ce que la loi interdit formellement. Mercredi 22 juillet, la préfecture a immédiatement fait interrompre les travaux destinés à assurer la sécurité du roi Salman et de sa famille. Le chef de chantier a même été entendu par la police et pensait que les membres de la famille royale avaient obtenu les autorisations nécessaires. Un bras de fer s'est alors engagé entre le sous-préfet de Grasse qui déclarait jeudi 23 juillet que la plage de Mirandole devrait "être totalement interdite au public", car il estime qu'il "est impossible de faire coexister un chef d'Etat en exercice [...] avec des riverains", et la maire de Vallauris qui a fait interdire que le souterrain menant à la plage soit scellé par une grille, comme le souhaitait la famille saoudienne. 
Et comme si cette histoire ne suffisait pas, le roi Salman conteste également la composition de la brigade de CRS chargée d'assurer sa sécurité. Le problème ? Une femme se trouve parmi les policiers assignés à sa protection. En effet, son altesse royale ne souhaite pas se baigner sous le regard d’une femme sur "sa" plage, selon Europe 1. Malgré les lamentations du roi, le ministère de l'Intérieur a décidé de maintenir le dispositif tel quel. Quel sera son prochain caprice ? 

La villa du souverain ©  Lionel Cironneau/AP/SIPA


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