Les Nigérianes, premières victimes de Boko Haram

Depuis l’allégeance du groupe terroriste Boko Haram à l’Etat islamique, le Nigéria subit les pires atrocités. Des reporters de France 24 ont recueilli des témoignages de plusieurs Nigérianes persécutées et forcées de fuir leur village.

Les Nigérianes, premières victimes de Boko Haram
© Delafortrie Arnouk/AP/SIPA

Réfugiées dans un camp de Yola, à l’est du Nigéria, des milliers de femmes survivent après avoir perdu leurs maris massacrés par la secte islamique Boko Haram. Le phénomène de l’exil est une des conséquences directes aux attaques incéssantes de la secte envers les populations. Les femmes sont d’ailleurs les premières victimes, comme le confirme les enlèvements fréquents  qui s’élèvent désormais à 2000 personnes selon Amnesty International. Ayant tout perdu, ces Nigérianes ont donc trouvé refuge dans la capitale administrative de l’Etat d’Adamawa, à l’est du pays. Sur place, les reporters de France 24 Jonathan Walsh et Caroline de Camaret ont receuilli les témoignages de quelques rescapées, qui racontent leur quotidien auprès des djihadistes : "De 6 heures du matin à midi, on devait se rassembler pour écouter des prêches. Après ça, on rentrait à la maison pour préparer des repas mais nous, on ne pouvait même pas manger".  Une autre réfugiée, Anna Gebriel,  raconte la chance qu’elle a eu lors du massacre de son village : "Grâce à Dieu, j’ai réussi à prononcer quelques mots en arabe. Alors, leur émir a dit 'on te mettra pas en prison'.

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