Vie pro: pourquoi les femmes restent... ou pas dans leur boîte

Une étude américaine s'est intéressée aux raisons qui poussent les femmes cadres issues de la génération Y à quitter leur emploi. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, la vie familiale n'est pas la motivation principale.

Vie pro: pourquoi les femmes restent... ou pas dans leur boîte
© #81902002 Kurhan

Le magazine américain Forbes a publié une étude portant sur les raisons qui peuvent pousser une femme trentenaire ayant une belle carrière à l'horizon à quitter une société. Cette étude, réalisée par le consortium ICEDR dans plus de 30 grandes entreprises, telles que eBay ou Philips, porte plus précisément sur des femmes cadres, âgées de 22 à 35 ans, et appartenant à la génération Y. 
Elle a permis de dégager les critères qui peuvent pousser une femme à quitter son entreprise. Et contrairement à ce qu'on pourrait penser, la vie familiale n'est pas la motivation principale. Pour les hommes comme pour les femmes, un salaire jugé insuffisant constitue la première cause de départ. La deuxième est liée au manque d'opportunités offert par le poste occupé, que ce soit en matière d'acquisition de nouvelles compétences ou d'évolution hiérarchique.
Et quand on interroge ces femmes sur les raisons qui les poussent à rejoindre une entreprise, c'est la flexibilité des horaires de travail qui s'impose comme le critère le plus important. Les salariées souhaitent ainsi que leurs employeurs s'adaptent à leurs centres d'intérêt et passions en aménageant un emploi du temps adapté. Les femmes trentenaires accordent également beaucoup d'importance au fait de pouvoir réaliser des missions enrichissantes et qui les forcent à se dépasser. Connnie Geger, recruteuse chez eBay, l'assure : "Plus que la perspective d'une augmentation, c'est l'opportunité de travailler sur un nouveau projet important, une technologie de pointe qui fait rester ces femmes dans l'entreprise".
D'autres facteurs sont également mis en avant, comme le sentiment de "réaliser un travail utile à l'entreprise" ou le fait d'appartenir à une communauté dynamique de collègues. Alors que la génération Y comptera 50% de femmes d'ici 2025, le développement de stratégies pour attirer ces futures décideuses est devenu un enjeu de taille pour les entreprises. 

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