Enchères porno-chics au Crazy Horse

Le temple parisien de la nudité a été le cadre d'une mise à l'encan dédiée aux pin-up et au "glamour art" et com­po­sée de 450 pho­to­gra­phies, tableaux, meubles et bibe­lots. Torride !

Enchères porno-chics au Crazy Horse
© AFP

Organisée chaque année par Maître Pierre Cornette de Saint Cyr, cette vente très coquine a réuni des pho­to­gra­phies et des­sins de Francis Giacobetti, qui a long­temps tra­vaillé pour le maga­zine Lui, et de Guy Le Baube, deux autres maîtres de l'art érotique.

Relancées par la strip­tea­seuse Dita von Teese, les "filles qu'on épingle au mur" pas­sionnent désor­mais les col­lec­tion­neurs, tan­dis que le gla­mour est reconnu comme un pan de l'art à part entière.

Un tirage argen­tique de Helmut Newton, "Nue dans la Villa d'Este", était estimé 30 000 à 40 000 euros. Signée David LaChapelle, une pho­to­gra­phie repré­sen­tant Pamela Anderson en 1998 était évaluée 30 000 euros.

Plusieurs oeuvres de l'illustrateur amé­ri­cain Greg Hildebrandt, qui lui aussi s'est dis­tin­gué en célé­brant les pin up, étaient égale­ment au catalogue.

Aussi au pro­gramme: des paires de jambes pho­to­gra­phiées par Eric Neveu et Philippe Chevalier, et des sculp­tures de César, dont un bronze repré­sen­tant un sexe de femme en gros plan, estimé 6 000 euros.

Les col­lec­tion­neurs se sont également disputés des décors de jeux auto­ma­tiques, des plaques publi­ci­taires, des des­sins sado-maso de Patrick Blondeau, ainsi que quelques sou­ve­nirs et meubles du Crazy Horse.

Une ban­quette en velours rouge qui déco­rait autre­fois le célèbre caba­ret était esti­mée 1 000 euros, tout comme l'une des emblé­ma­tiques per­ruques "blonde pla­tine" que portent les dan­seuses du Crazy.