Droit à l’éducation pour tous les enfants

Sans éducation, je ne suis rien, enfermée dans un carcan qui m’empêche d’accéder à toute forme de liberté! Et si j’étais un garçon…. Mais je suis une fille! Malgré les objectifs du millénaire, il reste beaucoup de chemin à parcourir pour que l’éducation fasse son œuvre et permette à chaque enfant de prendre son/notre avenir en main. C’est la raison pour laquelle, Un Enfant par la Main avec l’appui de son partenaire Educo soutient l’éducation pour les filles au Mali dans la région de Ségou.

Sans certificat de naissance je n’existe pas!

Sans éducation, je ne suis rien, enfermée dans un carcan qui m’empêche d’accéder à toute forme de liberté!

Et si j’étais un garçon…. Mais je suis une fille!

Il reste beaucoup de chemin à parcourir pour que l’éducation fasse son œuvre et permette à chaque enfant de prendre son/notre avenir en main.

Certaines régions du monde ont fait des progrès importants, notamment en Asie. A l’inverse, l’Afrique subsaharienne reste un territoire où le problème se pose avec plus d’acuité. C’est la raison pour laquelle, Un Enfant par la Main avec l’appui de son partenaire Educo soutient l’éducation pour les filles au Mali dans la région de Ségou.

En effet, la qualité de l’enseignement et la protection des enfants restent des enjeux majeurs au Mali. En dépit de nombreuses études et des actions déployées depuis des années, le constat est amère : le système éducatif ne parvient pas à déployer de manière efficace des solutions pour que tous les enfants puissent accéder à l’école.

Malgré la crise socio-politique qui a engendré un contexte sécuritaire fragile et un ralentissement de l’économie, l’Etat Malien montre une volonté d’action en faveur de l’éducation. Malheureusement ces efforts demeurent insuffisants : plus de la moitié des enfants au Mali n’ont pas accès à l’éducation !

Selon l’Unicef, 56% des enfants en âge d’être en primaire et 57% des enfants en âge d’être au premier cycle du secondaire sont exclus du système scolaire au Mali.  « Le revenu, la localisation, le genre et la situation familiale de l’enfant expliquent l’essentiel des situations d’exclusions scolaire, et une fille de zone rurale issue d’un ménage pauvre a deux fois plus de risques d’être exclue du système éducatif qu’un garçon de zone urbaine issu d’un ménage riche ».

Pour apporter des réponses concrètes à cette problématique d’autant plus criante que la population de ce pays est amenée à doubler dans les 25 prochaines années, notre partenaire Educo, l’Association Subaahi Gumo, le BNCE et le RAR ont réalisé une Analyse Situationnelle des Droits de l’Enfants (ASDE). Cette ASDE identifie 8 principaux problèmes qui perturbent l’accès à l’Education dont 3 majeurs :

1.    Plusieurs catégories d’enfants (dont les filles) sont discriminées et marginalisées du système scolaire

2.    De nombreux enfants abandonnent l’école sans avoir acquis les connaissances scolaires essentielles de base

3.    Les enfants ne sont pas suffisamment protégés contre les violences, les abus et les accidents

Il existe de fortes disparités dans le système éducatif surtout entre les sexes. Les statistiques nationales indiquent que le taux brut de scolarisation pour le 1er cycle de l’enseignement est de 64% pour les filles et chute à 3,4% au niveau des études supérieures contre 9% chez les garçons.

Les causes sont multiples, dont parmi les principales :

·      Ressources des familles insuffisantes

·      Coutumes, croyances sociales et réalités socioculturelles favorisent les discriminations de certains enfants, en particulier les filles et les enfants vivant avec un handicap

·      Méconnaissance des droits par des communautés elles mêmes n’ayant pas eu accès à l’éducation y compris primaire

·      Ressources de l’Etat et des collectivités territoriales très limitées

·      Manque de moyen pour la prise en charge des enfants issus des minorités… 

De ce fait de nombreux enfants abandonnent l’école sans avoir acquis les connaissances essentielles de base. 51% des enfants arrêtent leur scolarité avant l’entrée en second cycle (56% pour les filles) et dans l’académie de Ségou où nous concentrons notre action, le chiffre est encore plus alarmant, avec un pourcentage supérieur à 60%.

 Grâce à l’ASDE que nous avons réalisée avec une participation forte des enfants, nous avons proposé des solutions concrètes au ministère de l’éducation nationale du Mali, aux responsables des écoles de Ségou, aux communauté, aux familles, ainsi qu’aux enfants, tout en agissant concrètement sur la région.

 Parce que l’Education, en plus d’être un droit, est un moyen pour accéder à ses autres droits fondamentaux et libertés, Un Enfant par la Main avec son partenaire Educo, a mis en place un fonds d’éducation pour les filles afin de leur donner une chance d’accéder à une éducation de qualité et de poursuivre leurs études au même titre que les garçons.

L’approche est pragmatique et inclusive. Grâce aux bourses qui sont octroyées aux jeunes filles, cela permet de

•      couvrir les frais de scolarité, les fournitures scolaires, les frais de cantine, l’uniforme, une lampe solaire, ainsi que des protections hygiénique

•      améliorer les résultats scolaires grâce à des cours de soutien et à du matériel adapté

•      proposer des formations aux mères des boursières pour augmenter les revenus du foyer

•      organiser des ateliers de sensibilisation pour les parents sur la nécessité que leurs filles poursuivent leur scolarisation au collège

  https://www.unenfantparlamain.org/projets/soutenez-education-filles-mali/

Cela semble si simple, si évident et pourtant…

Quelque soit le pays, quelque soit le contexte, l’accès à l’éducation, la qualité de celle-ci, la lutte contre le décrochage scolaire sont les moyens les plus efficaces pour façonner un monde plus équitable et faire reculer l’extrême pauvreté sous toutes ses formes !

Nous pouvons tous agir.