Comment faire pour être heureux ?

Tout d’abord, qu'est-ce que le bonheur ?!

Comme pour  beaucoup de sujets touchant aux grandes questions existentielles, on peut commencer par se référer  aux philosophes grecs.
Pour les stoïciens, le bonheur consiste à vivre raisonnablement, à pratiquer la tempérance en maîtrisant ses passions. Épictète distingue les choses qui dépendent de nous et celles qui n'en dépendent pas. Notre liberté est d'agir sur ce qui dépend de nous et de prendre comme elles viennent les choses qui ne dépendent pas de nous.
Pour Aristote, c'est dans l'accomplissement de sa fonction propre que l'homme peut accéder au bonheur, autrement dit l'homme est heureux lorsqu'il pratique des activités qui correspondent à ses compétences et motivations, voilà une préoccupation éminemment actuelle...   
Pour Epicure - dont la doxa est souvent  détournée pour être assimilée à une recherche effrénée des plaisirs -  si les plaisirs et les désirs jouent un rôle important dans la vie de l'homme, ce dernier doit faire la différence entre les bons et les mauvais plaisirs, choisir entre l'essentiel et l'accessoire.


Mon propos se voulant davantage pratique que philosophique, nous allons maintenant  voir que certaines attitudes, certaines manières d'agir et d'envisager la vie peuvent favoriser le bonheur. En effet, si la vision du bonheur et les voies pour l'atteindre peuvent être  très différentes selon les individus, il y a, en revanche, des comportements, des attitudes qui favorisent le bonheur alors que d’autres attitudes  destructrices ou négatives  vont constituer des freins au bonheur.

Des nombreuses études et enquêtes  ont été réalisées sur le thème "comment faire pour être heureux" et il est possible d'en tirer quelques grands principes qui sont des conditions nécessaires pour accéder au bonheur  :
-    L’estime de soi :  l’estime de soi, c’est vivre en paix avec soi-même, c’est à la fois être conscient de ses qualités et accepter ses limites, c’est être bon avec soi-même, accepter ses erreurs et ses échecs et savoir en tirer des leçons.  L'estime de soi consiste à se respecter soi-même, à faire preuve à la fois de tolérance et d’exigence avec soi. L'estime de soi suffisante est une condition sine qua non pour pouvoir  être  heureux, elle construit la confiance en soi.
-    La relation à l’autre : comme l'estime de soi, la relation  aux autres est un élément fondamental. Difficile d'être heureux pour celui qui n'est pas en capacité de construire  et d’entretenir un réseau relationnel amical, familial, social...
-    Une certaine indépendance : si nous dépendons trop des autres nous risquons d’être en souffrance car pas suffisamment autonome. Il faut donc avoir une certaine maîtrise sur sa vie pour se sentir heureux.
-    Une maîtrise suffisante  de son environnement : le sentiment de pouvoir faire des choix, de pouvoir prendre des décisions et, in fine, disposer  donc d’un certain contrôle sur son existence.
-    L'importance d'avoir  des buts dans l’existence : avoir des objectifs, être tourné vers l’action sont des éléments essentiels qui donnent du sens à la vie, à condition,  bien-sûr, d’avoir des objectifs réalistes et atteignables !
-    Être dans une dynamique permanente de développement personnel : la recherche de son propre développement est un puissant moteur de motivation et d’épanouissement.

Nous avons évoqué  ci-dessus  quelques éléments fondamentaux qui constituent, en quelque sorte, un socle sur lequel un individu peut s'appuyer pour accéder au bonheur.
Je voudrais ajouter à ceci quelques éléments sur des aspects comportementaux. Si, comme chacun sait, le bonheur peut se décliner de façon très différente selon les hommes et leurs aspirations, beaucoup d'entre nous s'épanouissent dans la réussite d'un projet, que ce projet soit personnel ou professionnel.
Or, on observe  un certain nombre de comportements qui caractérisent les gens qui réussissent.
Tout d’abord, les gens qui réussissent ont une capacité à réfléchir clairement aux enjeux, à analyser lucidement  la situation. Autre capacité primordiale, celle d’être dans une dynamique émotionnelle positive, de générer des émotions positives qui vont accompagner et donner de l’énergie aux projets. La pensée positive, qui ne doit cependant pas empêcher d'avoir une vision claire des obstacles, est un élément clé qui contribue à générer la confiance en soi.

Un autre  élément fondamental est lié à nos croyances. Tous les comportements qui nous animent au niveau conscient,  sont sous tendus  au niveau inconscient par des croyances.  Nos croyances constituent notre base de données personnelles. Ce sont nos croyances qui vont nous permettre de faire face aux défis, d’élaborer des choix, des stratégies. Or,  certains individus sont surtout animés par des croyances positives qui vont les aider à réussir leurs projets et relever les défis. A contrario, chez d’autres individus, les croyances négatives dominent les croyances positives. Ces croyances négatives génèrent des blocages. Elles constituent un handicap qui freine le développement des projets et même en l'absence de projets, ces croyances négatives obscurcissent la vie quotidienne.  Dans ce cas, il est nécessaire de faire un travail sur soi pour faire évoluer ses croyances et se faire aider par un coach peut être utile.

Je terminerai par deux préceptes. Je l'ai déjà évoqué mais il est primordial de savoir décider, trop de gens souffrent d'une incapacité à décider qui freine leur existence au quotidien et bloque leurs projets.  Enfin, s’il est important pour être heureux  d’avoir des objectifs à la fois ambitieux et réalistes et de se projeter dans l’avenir, il est tout aussi important de savoir vivre et apprécier le moment présent et les petits plaisirs de la vie quotidienne.

Pierre, Coach en développement personnel du réseau Tous Mes Coachs