J’apprends à être en paix avec moi-même – 1° partie

La plupart des êtres humains ne s’aiment pas. S’aimer, ce n’est pas se prendre pour « la huitième merveille du monde ». Nous avons tous et toutes des qualités et des défauts. Mais, chacun, chacune d’entre nous est unique. Chantal Rialland vous en dit plus…

Personne sur terre n’est totalement semblable à vous. Vivre, c’est exprimer votre personnalité spécifique et réaliser vos talents d’une façon qui vous est particulière. S’aimer, c’est être en paix avec soi-même.

Peut-être n’en avez-vous pas conscience, mais, généralement, vous vous critiquez sans cesse. En votre fort intérieur, tout au long de la journée, vous vous donnez des noms d’oiseaux : « Quelle idiote », « Quel imbécile », « Quelle nulle », « Quel crétin », « Quelle cloche », « Quel c… ». De même, vous vous reprochez d’avoir agi comme vous l’avez fait : « J’aurais dû », « Je n’aurais pas dû », « Je ne sais pas m’y prendre », « Je n’ai encore pas su quoi répondre, comme d’habitude », « J’ai été ridicule ».

Souvent, vous n’aimez pas votre physique : « Quelle tête j’ai ce matin », « Oh la la, qu’est ce que je suis moche », « Je vieillis à vitesse grand V », « Oh, ma cellulite, c’est horrible », « Impossible de me mettre en maillot », « J’ai des cheveux épouvantables », « Je n’ai pas assez de poitrine », « J’ai trop de poitrine », « Je suis trop petite », « Je suis trop grande », « J’ai de la bedaine », «  Je suis chauve ».

Au quotidien, vous n’avez pas confiance en vous : « Je ne suis pas douée », « Ce n’est pas pour moi », « C’est au-delà de mes compétences », « Je n’y arriverai jamais », « Parler à une réunion, c’est une horreur », « Les autres vont se moquer de moi », « Je suis un vrai panier percé », « Au lit, je ne suis pas une affaire », « Je ne dois pas être une bonne mère », « Je suis nul avec les femmes », « Je ne suis pas un bon père »

Certains, certaines d’entre vous ont même développé un véritable « bourreau intérieur » qui les envahit, les harcèle et les fustige constamment. Vous estimez alors, tour à tour, que « vous n’en faites jamais assez », que « vous auriez pu mieux faire », que « vous n’êtes pas à la hauteur », que « vous ne valez rien ». Vos mots d’ordre sont « Il faut », « Je dois ». Vous vous imposez une foule de contraintes. Vous vous soumettez à un emploi de temps infernal. Vous ne prenez jamais le temps se souffler ni de vous détendre. En aucun cas, vous ne traiteriez vos amis comme vous le faites vous concernant. Vous êtes devenu votre pire ennemi.

Se critiquer, douter de soi, se « mettre la pression comme pas possible » n’est absolument pas naturel. Vous n’êtes pas né ainsi. Quand vous étiez jeune enfant, vous étiez plein ou pleine de vie, de curiosité et d’enthousiasme. Quand vous avez appris à marcher, chaque jour, vous suiviez votre envie de vous déplacer debout sur vos deux jambes, sans vous poser la moindre question. Vous avez recommencé, recommencé encore, recommencé inlassablement, jusqu’à parvenir à votre but, ravi de l’atteindre. Vous ne vous êtes jamais dit « Je ne vais pas y arriver » ou « Les autres vont rire de moi ».