Le Liban: les femmes se battent contre la violence domestique.

Depuis quelques années, l'organisation KAFA multiplie ses efforts pour mener le gouvernement libanais à faire respecter la Convention sur l'élimination de toute discrimination à l'égard des femmes (un accord international qui a été ratifié par le Liban), et afin de classer la violence domestique comme une offense criminelle qui devrait être prise au sérieux par les autorités judiciaires.

On ne peut pas nier le fait que les sociétés arabes sont toujours dominées par des systèmes patriarcaux qui privilégient la dominance masculine, et qui font que les femmes arabes souffrent de violations de leurs droits de base. La plupart des pays arabes n'ont toujours pas pris des mesures pour dénoncer la violence contre les femmes. Ce n'est pas le cas du Liban.

KAFA est un organisation libanaise à but non lucratif qui lutte contre les violence subies par les femmes au Liban, où les affaires de violence domestique sont la « responsabilité » des tribunaux religieux qui défendent le respect de la famille au détriment du respect des droits de la femme!


Depuis 2005, KAFA travaille activement dans le but de réformer la législation et améliorer le statut des femmes libanaises (http://www.kafa.org.lb/AboutUs.aspx ). En 2008, un projet de loi a été présenté par une coalition menée par KAFA, regroupant à peu près 59 ONG, en vue d'une législation complète et opportune qui devrait modifier le fonctionnement des services judiciaires, et créer des unités spécialisées dans les violences domestiques. En 2010, ce projet a enfin été transmis au gouvernement, mais celui-ci demeure soumis aux pressions des autorités religieuses.

Est-ce qu'on parviendra à mettre un terme à l'injustice subies par les femmes au Liban ?

Actuellement, le projet de loi fait débat au Parlement libanais. Une chose est sûre et certaine, c'est également à travers le Web que cette campagne a été médiatisée,pour sensibiliser l'opinion publique, les partis politiques, et les juges, mais aussi pour faire pression sur le Parlement.