Droit de vote

Le droit de vote des femmes, un droit durement acquis

À l'égal des hommes, les femmes participent aujourd'hui à la vie politique française en exprimant leur opinion. Le droit de vote des femmes, que nous considérons aujourd'hui comme une normalité, ne l'a pourtant pas toujours été. C'est en 1945, lors des élections municipales, que les femmes sont autorisées à voter pour la première fois. Retour sur un très long combat.

Le droit de vote, qu'est-ce que c'est ?

Le droit de vote constitue la base de toute démocratie. Mis en place en 1789 par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, il est finalement accordé à l'ensemble des Français, femmes comprises, en 1944 seulement. Voter, c'est exprimer son opinion, sa volonté, et s'inscrire ainsi dans la vie de son pays.

Pourquoi les femmes ne pouvaient-elles pas voter ?

La France est l'un des premiers pays à mettre en place le suffrage universel masculin. Mais pour les femmes, c'est une tout autre histoire. Au départ, le droit de vote des femmes est exclu, car dépendantes économiquement et financièrement de leur mari, elles sont considérées comme inaptes à exercer un choix libre. Quand viennent les XIXe et XXe siècles, elles ne sont plus vues comme des "citoyens passifs". Les arguments évoluent, mais les faits sont là, les femmes n'ont toujours pas le droit de vote. S'occuper de leur mari et de leurs enfants serait en effet incompatible avec l'exercice du droit de vote. D'autant que leur pratique pieuse et assidue de la religion altérerait leur jugement et les rendrait influençables.

Le droit de vote des femmes enfin accordé

Avec près d'un siècle de décalage et de combat, l'année 1944 marque un tournant dans l'évolution des mentalités françaises. Le communiste Fernand Grenier accorde le droit de vote et d'éligibilité aux femmes par l'article d'une ordonnance. Ce n'est qu'en 1945 qu'elles se rendent aux urnes pour la première fois.

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