Les femmes, bonnes à marier et à enfanter pour 1/4 des Français

Pour 24% de la population française, les femmes se doivent uniquement d'être "de bonnes mères et épouses", selon une étude de l'institut Ipsos Mori. Une nouvelle preuve (s'il en fallait) que les stéréotypes sexistes ont la dent dure.

Les femmes, bonnes à marier et à enfanter pour 1/4 des Français
© Anyka

L'égalité entre les sexes ? Ce n'est pas pour tout de suite. L'institut Ipsos Mori a mené l'enquête auprès de 22 pays du monde entier et révèle que près de 25% des Français estiment que les femmes se doivent d'être "de bonnes mères et de bonnes épouses". Si ce chiffre scandaleux et inquiétant paraît minoritaire, il reste malheureusement en augmentation dans l'Hexagone et démontre que la gent féminine reste cantonnée à une image conservatrice et sexiste, même en 2017.

Des pays ultra-rétrogrades

Si 34% des sondées, tous pays confondus, sont de cet avis, les hommes l'emportent en matière de machisme. L'étude distingue plusieurs pays ultra-rétrogrades, tels que la Russie, pays qui pénalise les violences faites aux femmes et aux enfants avec une simple amende, voire l'Indonésie et l'Inde, où près de trois quarts de la population partagent une perception erronée des femmes. Il y a pourtant encore de l'espoir, puisque environ 80% des Suédois et des Espagnols ne sont pas du même avis. 

Le ménage, moins l'apanage des femmes

"Le monde reste divisé sur le rôle des femmes, mais la majorité ne pense pas qu'elles devraient rester rester à la maison et avoir des enfants", déclare dans un communiqué Claire Emes, directrice d'Ipsos Mori. Une avancée soulignée par l'Observatoire des inégalités qui a constaté, en avril 2016, qu'en France, les tâches domestiques sont de moins en moins réservées à la gent féminine. "En onze ans, le temps moyen journalier consacré par les femmes […] a baissé de 22 minutes, celui des hommes a augmenté d'une minute", déclare l'organisation dans son rapport sur L'inégale répartition des tâches domestiques entre les sexes. Un progrès qui reste très minime et qui fait écho à d'autres inégalités, notamment dans le milieu professionnel.

Voir aussi :