"Au Bout de la Rue" : un court-métrage pour dénoncer le harcèlement

VIOLENCES - Le harcèlement de rue est un fléau auquel toutes les femmes font malheureusement face. Insultes, gestes déplacés ou sifflements : Maxime Gaudet, réalisateur de 28 ans, dénonce parfaitement l'angoisse du quotidien pour les victimes avec un court-métrage.

© Capture Au Bout de la Rue

Rentrer d'une soirée entre amis ? Un fait banal qui relève de l'aventure quand on est une femme seule. En à peine trois minutes, l'héroïne du court-métrage angoissant Au bout de la nuit en fait l'amère expérience. Sur les quelques mètres qu'elle a à parcourir, la victime se fait aborder par un homme qui l'insulte violemment et se met à la suivre parce qu'elle n'a pas daigné réagir à ses avances. Tristement habituée, l'héroïne continue sa route sans presser le pas avant de s'engouffrer, soulagée, dans le hall de l'immeuble et de rejoindre son petit-ami qui lui raconte sa "sale journée".

À chaque heure de chaque jour, les femmes endurent les gestes et les paroles déplacés des hommes qu'elles croisent dans la rue. Comme le précise Stéphanie du mouvement Stop Harcèlement de Rue, "ça va des regards qui violent au 'sale p*te'". De multiples collectifs ont vu le jour pour mettre fin à ce fléau auquel les femmes sont trop souvent confrontées. Et de nombreux pays, à l'instar de l'Argentine récemment, mettent un point d'honneur à sanctionner les bourreaux. Mieux vaut tard que jamais !

Voir aussi :