Sites anti-IVG : Laurence Rossignol s'en va-t-en guerre

La ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des Femmes a annoncé se pencher sérieusement sur le cas des sites anti-IVG. Pour Laurence Rossignol, ils pourraient constituer un "délit d'entrave numérique".

© Yann Bohac/SIPA

La bataille pour le droit à l'IVG n'est jamais gagnée. Si l'avortement est légal en France depuis 40 ans, il continue d'être menacé sur le terrain, dans l'opinion publique et surtout sur Internet. Alors que de faux sites d'informations incitent les femmes à ne pas interrompre leur grossesse, Laurence Rossignol a annoncé sur France Info vouloir stopper cette propagande dangereuse. "De mon point de vue, c'est un délit d'entrave numérique. Je ferai une annonce le 28 septembre, à l'occasion de la Journée internationale de défense des droits à l'IGV, pour faire reculer ces sites manipulateurs."
Ce jour-là, la ministre de l'Enfance, des Familles et des Droits des Femmes compte révéler différentes mesures afin de mettre un terme à leur présence impunie sur le Web. "Nous avons déjà fait deux choses comme réorganiser avec Google, en particulier, le référencement de façon à ce que le site officiel, ivg.fr, qui est celui du gouvernement soit le premier accessible", a-t-elle tenu à rappeler.

Le délit d'entrave à l'IVG est aujourd'hui puni de deux ans de prison et 30 000 euros d'amende. Il s'applique pour tout empêchement d'un avortement au sein des établissements qui le pratiquent. En 2013, Laurence Rossignol déposait un amendement pour l'étendre à l'accès à l'information. Reste à prouver que les sites comme Ivg.net ou Les Survivants entravent consciemment les interruptions volontaires de grossesse. Toute leur dangerosité est là : ils flirtent avec la légalité. Plus pour longtemps ?

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