Un élu condamné pour violences sera toujours éligible grâce à l'Assemblée nationale

Quinze députés sur 577 ont daigné voter pour déterminer si un élu coupable de violences devait être inéligible. L'amendement a finalement été rejeté, alors que l'Assemblée nationale accuse encore le coup des affaires Baupin et Tron.

© FineBokeh - Fotolia.com

Tollé dans l'Hémicycle. Le 1er juillet, les députés français ont rejeté un amendement qui proposait que les élus coupables de violences soient inéligibles pour 5 à 10 ans, sur décision du juge. Mais avec 15 votants ce jour-là, la proposition soumise par les écologistes a été rejetée, à 9 voix contre 6... alors que l'Assemblée nationale compte 577 députés.
L'amendement en question avait été présenté fin juin pour que les représentants du peuple, notamment condamnés pour violences conjugales ou agressions sexuelles, n'aient plus le droit d'être élus si le juge en décidait ainsi. Sur Twitter, la députée Eva Sas a rappelé qu'une décision similaire a déjà été prise pour les coupables de corruption.
Ce vote intervenait quelques semaines après le scandale de l'affaire Denis Baupin, ancien vice-président de l'Assemblée nationale accusé d'harcèlement et d'agression sexuels par plusieurs collaboratrices. Quelques jours avant le suffrage, l'ancien député Républicain Georges Tron a été investi en tant que candidat aux législatives de 2017 par son parti... alors qu'il doit comparaître pour viol aux Assises. Intouchables ?

Voir aussi :