Le harcèlement de rue dénoncé en vidéo

Neuf étudiantes en école de commerce se sont livrées à une expérience troublante dans les rues de Dijon. Elles ont débarqué plus ou moins dénudées avec des pancartes et une question : "Ma façon de m'habiller mérite-t-elle de me faire agresser ?" Réponses déprimantes.

© Youtube Marine LB

Pour 27% des Français(e)s, l'auteur d'un viol est moins responsable si sa victime porte une tenue "sexy" selon une récente étude Ipsos. En d'autres termes, l'agressé(e) et l'agresseur seraient tous les deux en partie fautifs.
Face à ces résultats aberrants, neuf étudiantes ont réalisé une expérience. Deux d'entre elles, vêtues de décolletés et de mini-jupes, se sont placées parmi leurs camarades, plus couvertes, et ont sondé les passants dans le centre-ville de Dijon. L'une d'elle brandit une pancarte : "Ma façon de m'habiller mérite t-elle de me faire agresser ?"
Verdict : une grande majorité des passant(e)s choisissent les jeunes femmes les plus dénudées comme victimes toutes désignées. Une réaction déconcertante, qui illustre malheureusement bien le fait que 40% des citoyens pensent que la responsabilité d'un violeur est atténuée si sa victime a eu une attitude "provocante" en public. Cette vidéo choc met des images sur la culture du viol qui règne en France. Les "elle l'a bien cherché" ou "c'est de sa faute" persistent. On ne rappellera jamais assez que le violeur est 100% coupable dans 100% des cas.

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