Féminicide : le combat de Laurence Rossignol

Laurence Rossignol était à New-York pour la 60e commission de la condition des femmes. L’occasion pour la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes de dénoncer les violences qui leur sont faites lors de conflits, en intégrant le mot "féminicide" dans le vocabulaire de la Cour Pénale Internationale.

© Jean-Christophe Tardivon/SIPA

Dans un communiqué publié le 23 mars, Laurence Rossignol, la ministre en charge du portefeuille des Droits des femmes, salue la décision de la justice internationale de condamner Jean-Pierre Bemba, dirigeant des troupes de Centrafrique qui ont violé et tué des milliers de civils, parmi lesquels de nombreuses femmes. Un pas en avant, donc, pour celle qui souhaite faire intégrer officiellement le terme "féminicide" dans le lexique de la justice internationale, comme ce fut le cas pour "génocide", défini comme un "crime contre l'humanité tendant à la destruction totale ou partielle d'un groupe national, ethnique, racial ou religieux". Et comme elle le confiait au site Les Nouvelles NEWS, sa "conception du féminicide est celle d'un meurtre de femmes".
Ainsi, les victimes seraient réellement prises en charge et soutenues et les responsables enfin punis pour les viols, mariages forcés, esclavage et trafic de femmes reconnus comme crimes de guerre. Une volonté basée sur des constats et témoignages difficiles dont celui de Nadia Murad Basee Taha, yézidie, vendue à plusieurs reprises entre les bourreaux de l'Etat Islamique. Une preuve que la prise de conscience est en marche.

Laurence Rossignol, ministre des Droits des Femmes © Jean-Christophe Tardivon/SIPA

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