La Fondation des Femmes vole au secours des droits des femmes

La Fondation des Femmes est officiellement lancée. Son but ? Récolter des fonds et les redistribuer aux associations qui militent pour l'égalité et nos droits. L'idée féministe de l'année.

La Fondation des Femmes vole au secours des droits des femmes
© Fondation des Femmes

Ça coule de sens, mais personne n'y avait pensé. Une Fondation des Femmes, structure privée et neutre, avec pour objectif de collecter de l'argent afin de soutenir des associations en manque de fonds. Évident, non ? Il aura tout de même fallu attendre qu'Anne-Cécile Mailfert, ancienne porte-parole d'Osez le féminisme, se lance dans l'aventure "sans un rond" pour applaudir l'idée.
Le 3 mars 2016, la militante inaugure donc la Fondation des Femmes, sous l'égide de la Fondation de France, avec comme motivation l'envie d'éradiquer les inégalités hommes-femmes. Comment ? En venant à la rescousse de celles et ceux qui se battent chaque jour. Toutes ces associations pour l'égalité professionnelle et les droits des femmes, contre les violences ou l'isolement, qui savent aider les autres, mais pas forcément rassembler l'argent nécessaire.
Désormais, ces structures, grandes ou petites, peuvent bénéficier des fonds récoltés par la Fondation des Femmes. Le "comité scientifique" de cette dernière, en contact direct avec le terrain, fait remonter les demandes concrètes au comité exécutif, composé d'experts dans des domaines variés, qui sélectionne où va l'argent. Parmi les 9 "portes-parole" des besoins, on compte les associations Rêv'Elles, Aware ou encore le FIT.

Anne-Cécile Mailfert © SdP

Le 8 en boucle

La Fondation des Femmes compte profiter de la journée du 8 mars afin de faire raisonner son combat. Elle lance ainsi l'opération "8 euros chaque 8 du mois", sorte de Téléthon pour inciter les citoyen(ne)s à agir en faveur des droits des femmes et arrêter de se contenter de dénoncer. L'idée principale, c'est que la grosse entreprise ou la voisine de palier aient envie de donner un peu ou beaucoup, occasionnellement ou régulièrement, pour une cause déterminée ou non.
Si la pétition pour Jacqueline Sauvage a pu rassembler plus de 400 000 Français, pourquoi pas le même engouement sur l'empowerment féminin ou l'aide aux SDF ? Grâce aux prospections sur le terrain, la Fondation sera en mesure de mener des campagnes de sensibilisation ciblées sur certaines problématiques.
"On vise les 300 000 euros en 2016, le million dans trois ans", annonce Anne-Cécile Mailfert, qui précise que son équipe ne compte pas faire d'ombre au gouvernement, mais apporter un coup de pouce quand les subventions publiques ne suffisent pas. En plus de cet apport financier, la Fondation des Femmes propose un soutien juridique aux associations qui en auraient besoin, avec la mise à disposition d'avocats spécialistes du droit des femmes.

Laurence Ferrari et Mouloud Achour en soutien

Dernier atout de la structure : faire profiter de son réseau aux associations qui n'ont pas les outils ou les connaissances nécessaires pour être des pros de la com'. Marie Cervetti, directrice du FIT, a déjà bénéficié de ce pouvoir magique. Quand les locaux de son centre d'hébergement ont brûlé fin 2015, les jeunes femmes abritées ont tout perdu. En 24 heures, après quelques coups de fil et tweets des contacts de la Fondation, 6 000 euros étaient disponibles.
Pour ses débuts officiels, la Fondation des Femmes a déjà le soutien de 14 personnalités de tous horizons. Laurence Ferrari, Sophia Aram, Mouloud Achour, Roselyne Bachelot, Augustin Trapenard ou encore Delphine Ernotte ont acceptés de devenir ambassadrices et ambassadeurs. Sûrement le début d'une grande communauté d'entraide. "Soyons ambitieuses !", clame Anne-Cécile Mailfert. Et généreux(ses).

© Fondation des Femmes
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