Tâches ménagères: toujours l'apanage des femmes et pire encore...

Malgré les avancées obtenues en la matière, la parité hommes-femmes reste un combat de longue haleine. Une étude récemment dévoilée prouve que dans le foyer, les corvées domestiques restent encore très largement à la charge des femmes.

Tâches ménagères: toujours l'apanage des femmes et pire encore...
© Syda Productions

Si la recherche de la parité semble plus que jamais au centre des préoccupations, en politique comme dans le milieu artistique, dans l’intimité du foyer, elle est encore loin d’être acquise. C’est ce que confirme une étude dévoilée la semaine dernière par le Credoc, le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie. Selon cet organisme, dans 93% des cas, ce sont les femmes qui s’occupent des tâches ménagères. 
Le constat est accablant et témoigne de l’inéquitable répartition des tâches au sein du couple. 91% des hommes avouent ainsi ne pas repasser, 60% ne pas faire le ménage et 36% ne font pas les courses. Un homme sur deux ne ferait pas non plus la cuisine. C’est donc madame qui prend en charge la quasi-totalité des corvées. Dans 93% des cas, c’est à elle qu’il incombe de faire le ménage et de préparer les repas. Les courses et la vaisselle lui reviennent également dans la majorité des situations (85 et 83%). 
Et l’arrivée des enfants ne change pas la donne. Au contraire. L’étude souligne que le fardeau domestique pèserait encore plus sur les femmes et que les mères consacreraient deux fois et demie plus de temps que les pères à l’éducation des enfants. Une mère passera ainsi 48 minutes par jour à faire le ménage si elle a un enfant, et 62 minutes si elle en a trois. La taille de la fratrie n’a aucun impact sur l’implication des pères dans la vie domestique : ils se limiteront toujours à 12 minutes de travail.
Le Credoc explique cette disparité par l’influence du modèle familial dans lequel les hommes ont grandi. Ceux qui ont été élevés par une mère célibataire participeront ainsi davantage à la vie domestique du couple. Une question d'éducation, encore...

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