La Woman Tax, pas si affolante ?

Fin 2014, le collectif Georgette Sand dénonçait le surcoût imposé aux consommatrices pour l'achat de certains produits d'hygiène. Une étude récemment publiée par un comparateur de prix indépendant démontre que l'écart de prix ne serait pas si important.

© Capture d'écran womantax.tumblr.com

Vous avez difficilement pu passer à côté. A la fin de l’année dernière, on ne parlait que d’elle : la Woman Tax (ou taxe rose). En France, c’est le collectif Georgette Sand qui a le premier dénoncé cette taxe invisible imputée aux femmes. Les produits et services destinés à une clientèle féminine seraient ainsi plus chers que les versions "pour hommes", alors qu’ils ont pourtant les mêmes caractéristiques. 
Le comparateur indépendant MonsieurDrive.com s’est penché sur la question et a publié au début du mois de mai les résultats de son étude. Celle-ci est basée sur les écarts de prix de 52 produits d’hygiène et de beauté, comportant chacun une déclinaison masculine et une déclinaison féminine (le fameux rasoir, les crèmes hydratantes, shampooings, déodorants etc.), et ce dans les magasins de sept enseignes différentes. Sont donc exclus tous les coûts "cachés" liés à la féminité tels que les produits de maquillage.
Le résultat est formel : l’écart de prix entre hommes et femmes serait en réalité minime. De plus, les femmes ne seraient pas les seules à endosser un surcoût lié à leur sexe, les hommes seraient eux aussi soumis à une "taxe bleue". Selon les conclusions de MonsieurDrive.com, à produits équivalents, le panier d’une consommatrice ne coûterait qu’1,50 euro de plus que le panier d’un consommateur. Un caddie composé de shampooings, crèmes hydratantes et autres gels douche coûterait ainsi 35,4 euros pour madame contre 33,9 euros pour monsieur. La taxe bleue imposée aux hommes expliquerait cette différence de prix minime.

Des solutions simples pour faire baisser la facture

Car oui, les hommes sont eux aussi soumis à une taxe, notamment en ce qui concerne l’achat de déodorants ou de shampooings. Un antitranspirant à bille de 50 mL coûtera ainsi 3 euros à un homme contre 2,3 euros à une femme, soit un écart de prix de 28 %. Selon la marque choisie, le montant de la taxe bleue pourra représenter jusqu’à 15 % du prix d’un shampooing pour hommes.
Face à ces écarts de prix, des solutions existent et MonsieurDrive.com propose plusieurs astuces toutes simples pour faire baisser le montant du ticket de caisse. Privilégiez ainsi les marques de distributeurs, moins chères de près de 50 %, à celles des grands noms de la cosmétique. Et surtout, comparez les prix de vos produits fétiches : ils peuvent varier d’un magasin à l’autre, voire au sein d’une même grande surface et ce en l’espace de quelques jours ! Des conseils de bon sens, pas de quoi vous taxer de radinerie.

Un savon plus cher pour les femmes © Capture d'écran womantax.tumblr.com

 

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