Le temps où il n'y avait pas de protections

Femme de l'Antiquité. © Erica Guilane Nache - Fotolia.com

Depuis l'aube de l'humanité, les femmes ont utilisé diverses méthodes pour recueillir leur flux menstruel, y compris l'utilisation de sortes de tampons : en 1550 avant Jésus-Christ, les femmes égyptiennes plaçaient des bandes ouatées dans leur vagin, tandis que celles de la Grèce antique utilisaient des compresses enroulées autour d'un morceau de bois. Mais sous l'influence des différentes religions, ces méthodes ont rapidement été considérées comme tabou, considérant que l'insertion d'un objet dans le vagin ne pouvait être qu'un péché. Aussi, au Moyen-Age, les femmes ne portaient plus de protection, ni même de sous-vêtements d'ailleurs ! Leurs jupons remplissant eux-mêmes ce double rôle. C'est qu'à l'époque, la femme "indisposée", comme on l'appelle, fait peur et on lui prête même des pouvoirs maléfiques. La théorie de la "saignée" s'impose : selon cette croyance ancienne (et qui remonte à Hippocrate), les règles permettent d'évacuer par le sang, déchets et autres impuretés.