70% des migrantes ont subi des violences

Chez les migrants, environ 70% des femmes ont été victimes d'attaques physiques ou morales au cours de leur parcours ou dans les camps de réfugiés. C'est le triste constat de l'ONG Gynécologies sans frontières.

© Santi Palacios/AP/SIPA

Une nouvelle alarmante vient d'être donnée par l'ONG Gynécologie sans frontières. L'association estime dans un communiqué que, au regard de ses observations quotidiennes sur le terrain, environ 70% des femmes migrantes ont déjà été victimes de violences. 

Des violences morales tout d'abord. Notamment via la pression exercée par les passeurs et par les autres personnes de la communauté au sein des camps, ainsi que les séquelles mentales laissées par les innombrables difficultés du voyage. Autant d'épreuves qui laissent souvent lieu à un violent stress post-traumatique.

Des violences physiques ensuite. Nombreuses sont celles qui tombent malades et sont atteintes par des infections causées par les conditions de vie déplorables lors de leur voyage puis dans les camps. 

Enfin, les violences sexuelles sont un véritable fléau chez les migrantes, qui sont extrêmement vulnérables pour l'ONG. "Prostitution imposée, viols, violences conjugales font partie du voyage", selon le communiqué de Gynécologie sans frontières. 

Tous ces risques encourus par les migrantes sont d'autant plus graves que ces dernières n'ont que très peu de recours pour porter plainte contre leurs bourreaux : il s'agit même d'un "véritable parcours du combattant" d'après le communiqué car les passeurs et les autres membres des camps font tout pour les freiner.

Les grandes difficultés auxquelles doivent faire face ces femmes poussent l'association Gynécologie sans frontières à réclamer d'urgence des centres d'hébergement pour les protéger et en premier lieu la réouverture de celui ayant été fermé à Calais en octobre 2016, en même temps que le démantèlement de la "jungle". Une requête plus que jamais nécessaire. 

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