Playboy se remet à poil

La nouvelle édition du magazine marque le grand retour de la nudité. Un an après sa décision d'y renoncer, Playboy a annoncé qu'il ne souhaitait plus se censurer.

© Playboy

Il a tout enlevé, même les oreilles de lapin. En 2015, Scott Flanders, qui a quitté son poste de directeur général de Playboy Enterprises depuis, avait annoncé la fin de la nudité pour le magazine afin d'élargir son audience. Un pari osé selon le mensuel, qui a pourtant "le risque dans son ADN", comme il l'expliquait à l'époque. Le dernier numéro contenant des clichés de femmes nues remontait à janvier 2016 ; Pamela Anderson en a, d'ailleurs, fait la couverture.

La nouvelle couverture du fameux magazine pour sa prochaine édition de mars/avril 2017 a donc fait grand bruit. Sans lapin, sans sourire séducteur et surtout, sans dessous, la page de papier glacé le revendique, blanc sur beige : "Naked is normal", un slogan accompagné de la photo d'une playmate dont le téton est caché par l'une des lettres. 

La décision a été prise par Cooper Hefner, fils du légendaire fondateur du magazine Hugh Hefner. Sur Twitter, le jeune directeur de création de 25 ans l'avoue : "La façon dont le magazine présentait la nudité était datée, mais s'en passer complètement était une erreur". Pour lui, "La nudité n'a jamais été le problème parce que la nudité n'est pas un problème". Y renoncer, d'après Cooper Hefner, c'est renoncer à la philosophie du magazine : "Aujourd'hui, nous renouons avec notre identité et assumons ce que nous sommes". Samir Husni, professeur de journalisme à l'Université du Mississipi, s'est exprimé sur le sujet auprès de Associated Press : "Playboy et l'idée de non nudité est un oxymore".

 

Créé en 1953, le mensuel serait bientôt vendu par son créateur à la société d'investissement Rizvi Traverse, d'après des rumeurs circulant dans les médias américains depuis mars 2016. Un autre changement qui risquerait de faire vibrer la toile : Playboy a décidé de se passer de la mention "Entertainment for Men", sur sa couverture. Une rénovation qui pourrait peut-être séduire de nouveaux lecteurs et redonner une jeunesse au magazine...ou pas ? 

 

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