Une campagne publicitaire anti-VIH choque et divise

Sur les affiches de la nouvelle campagne gouvernementale de lutte contre le SIDA, deux homosexuels s'enlacent, se cajolent ou s'embrassent afin d'inciter la communauté LGBT à se protéger. Les anti-mariage gay crient au scandale sur les réseaux, vandalisent et font appel à la censure.

© Twitter Marisol Touraine

"S'aimer, s'éclater, s'oublier… Les situations varient. Les modes de protection aussi." La campagne de lutte contre le VIH ouvertement adressée à la communauté homosexuelle fait débat auprès des Associations Familiales Catholiques (AFC) et des opposants au mariage gay.

La raison ? "Ces affiches s'imposent sur le chemin de l'école, sans se soucier de l'appréciation par les parents de la sensibilité des enfants" indique un communiqué des AFC, évoquant même une "image dévalorisante des personnes homosexuelles".

Une autre association, Juristes Pour Enfance, est allée jusqu'à déposer plainte contre cette campagne, qu'elle accuse "d'inciter, promouvoir et banaliser sur la voie publique des comportements sexuels à risques". Certains maires souhaitent également interdire les affiches dans leur commune à l'instar de Bruno Beschizza à Aulnay-sous-Bois et Christophe Béchu à Angers qui ont rhabillé les images d'un bandeau jaune "Protégeons nos enfants", quand celles-ci ne sont pas déjà pillées ou saccagées par des militants de la Manif pour Tous. Marisol Touraine, ministre des Affaires Sociales et de la Santé, est montée au créneau : elle a expliqué sur Twitter son intention de "saisir la justice, après la censure de certains maires".

Car si beaucoup s'insurgent, d'autres soutiennent l'initiative mise en place comme le prouvent les réponses au tweet de Nicolas Sévillia, maire de Boulogne-Billancourt.

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