Primaire de la droite : quelles mesures pour l'égalité hommes-femmes ?

Les propositions des candidats à la primaire de la droite et du centre sont nombreuses, mais très peu concernent directement la lutte contre les inégalités hommes-femmes.

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Ce n'est manifestement pas une priorité : les candidats des Républicains – parti qui paye 4 millions d'euros par an pour ne pas avoir respecté la parité lors des dernières législatives – n'évoque que très peu de mesures pour promouvoir l'égalité entre les hommes et les femmes. Voici ce que proposent les principaux candidats à la primaire de la droite sur le sujet.

François Fillon est le seul à avoir organisé une conférence de presse mi-novembre – tenue en réalité par son épouse – pour présenter une série de mesures spécifiques " pour les femmes ". Mais rien, vraiment, qui prenne à bras le corps la question des inégalités. Les voici : " Faire appliquer (sic) " la loi sur l'égalité des salaires, réserver en priorité l'accès aux logements sociaux et aux places en crèches aux mères isolées, encourager le télétravail pour les mères célibataires, renforcer les dispositifs de signalement de harcèlement sexuel dans les entreprises, sensibiliser les enfants au respect des femmes dès l'école primaire.

Alain Juppé a annoncé qu'il nommerait un gouvernement paritaire et a lancé l'idée de désigner une femme pour Matignon. Il envisage également la création d'un grand ministère de l'égalité entre les hommes et les femmes. "Dans notre société qui a perdu ses repères, l'égalité homme-femme est un élément constitutif" clamait-il lors d'un récent meeting à Bordeaux. Concrètement : "l'arsenal juridique et législatif existe" soutient-il, mais encore faut-il "lutter contre les auto-censures des femmes, et former les policiers et magistrats pour que la loi soit appliquée".

Nicolas Sarkozy ne fait qu'une mesure concrète sur le sujet, et elle est très empreinte d'autres problématiques ne relevant pas réellement (ou pas uniquement) du combat pour l'égalité : interdire le burkini via une loi, "car il porte atteinte à la dignité de la femme".

Nathalie Kosciusko-Morizet, seule femme à participer à cette primaire, entend "briser le tabou de l'inégalité hommes-femmes au travers d'une campagne de communication choc, sur le modèle de celui de la violence routière, au service des incitations législatives existantes". Pas d'autres mesures concrètes, mais la volonté de "limiter le sentiment d'impunité des actes misogynes et libérer la parole des femmes victimes de violences de tous ordres"