Le nombre de femmes radicalisées en prison a presque triplé

En à peine six mois, le nombre de détenues prêtant allégeance à l'État Islamique a considérablement augmenté. De quoi inquiéter les autorités.

© Rikke Breiting

Si la radicalisation en prison n'est un secret pour personne, l'augmentation du nombre de femmes embrigadées ces derniers mois affole. Les syndicats attirent l'attention sur un fait : en quelques semaines, le nombre de détenues radicalisées est passé de 9 à 23.

À Fleury-Mérogis, des surveillants tirent la sonnette d'alarme. "L'augmentation des femmes radicalisées au sein de la détention a entraîné plusieurs difficultés [...] L'augmentation du prosélytisme [...] et la prise en charge difficile pour le personnel puisqu'ils font face à des femmes très déterminées" constate à l'AFP Marcel Duredon, membre du syndicat FO Pénitentiaire. Des informations confirmées par des employés de la maison d'arrêt qui évoquent des passages du Coran hurlés par les fenêtres des cellules lors des heures de promenade.

Si elles restent moins nombreuses que les hommes, ces femmes n'en sont pas moins dangereuses d'après Marc Trévidic, ex-juge du pôle anti-terroriste. Bien au contraire : "Sur ces femmes-là, vous allez en avoir trois-quatre qui vont faire du prosélytisme aux autres et qui auront un impact très important. Il faut qu'on évalue les gens avec des professionnels, qu'on voie leur degré de radicalisation." Les autorités craignent une plus grande poussée extrémiste avec l'arrivée plausible de djihadistes sur le territoire français, après la perte de plusieurs de leurs territoires en Syrie.

Voir aussi :