#RapeMelania : un appel nauséabond à violer la femme de Donald Trump

CULTURE DU VIOL - Le hashtag #RapeMelania ("violez Melania"), une invocation abjecte à agresser sexuellement l'épouse du président des Etats-Unis Donald Trump a affolé les internautes sur Twitter. Comment en est-on arrivé là ?

© Evan Vucci/AP/SIPA

On savait déjà que les réseaux sociaux pouvaient être le théâtre de nombre de dérives verbales et autres dérapages en tous genres. Il y a toutefois une limite entre les défis bas du front et l'appel au viol. Le hashtag #RapeMelania (#ViolezMelania), en référence à Melania Trump, épouse de Donald Trump, s'est ainsi hissé à la septième place des tendances mondiales - les sujets les plus commentés - sur Twitter le dimanche 13 novembre, en étant mentionné dans plus de 41 0000 tweets. Aujourd'hui, un appel à violer une femme peut donc devenir l'un des sujets les plus en vogue sur un réseau social . 

Tout a débuté pendant l'une des manifestations anti-Trump qui ont agité les Etats-Unis au lendemain de l'élection de l'homme d'affaires. Des rassemblements de citoyens en colère, venant protester contre un chef d'Etat dans lequel ils ne se reconnaissent pas. Le samedi 12 novembre au soir, une pancarte est brandie dans la foule avec ce message odieux : "Rape Melania." La photo fait rapidement le tour des réseaux sociaux et l'expression sordide est ainsi reprise par de nombreux internautes.  


Une déferlante misogyne contre Melania Trump 

Ce seul tweet cristallise une déferlante d'actes et paroles misogynes à l'encontre de Melania Trump. Régulièrement attaquée sur son physique, son passé sulfureux ou encore sa prétendue ignorance, la femme de Donald Trump fait le dos rond. Seulement, ne pas adhérer à une politique ou ne pas apprécier un homme, tout critiquable puisse-t-il être, ne justifie en rien l'incitation à la haine et les insultes déversées par les internautes sur Melania Trump.  

Seul élément rassurant de cette histoire : de nombreuses twittos se sont insurgés le fameux hashtag #RapeMelania. Finalement, ce "trending topic" l'est surtout devenu grâce aux internautes qui ont réemployé le terme pour le dénoncer. Par ailleurs, certains membres de la Twittosphère ont fait remarquer que la photo de la pancarte pouvait être photoshopée et ne comporterait ainsi pas le même message à l'origine.

Image truquée ou non, la vague sexiste qui s'est abattue sur Twitter contre l'épouse du nouveau président des Etats-Unis alerte sur le danger potentiel des réseaux sociaux pour l'intégrité et le respect de la gent féminine.

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