Homophobe et macho: voici Mike Pence, vice-président des Etats-Unis

POLITIQUE - Ultra-religieux ultra-conservateur, sexiste... Mike Pence est le nouveau vice-président des Etats-Unis. Ombre de Donald Trump, cet homme a tout pour plaire. Portrait.

© Paul Sancya/AP/SIPA

Un teint légèrement hâlé, des cheveux grisonnants, un sourire ultra-bright. Derrière cette façade excessivement lisse se cache le futur vice-président des Etats-Unis, Mike Pence, soigneusement choisi par Donald Trump. Mais qui est ce personnage, surnommé "monsieur Propre" par le Washington Post, et quelles surprises peut-il réserver pour les quatre ans à venir ?

Sans doute pas que des bonnes, malheureusement. Il se trouve que l'individu, gouverneur de l'Indiana de son état, se définit lui-même volontiers comme un "chrétien, conservateur et républicain", dans cet ordre d'importance. Une foi qui semble avoir une place capitale dans la vie de Mike Pence, ancien catholique converti au protestantisme évangélique.

Mais là n'est évidemment pas le nœud du problème. Le colistier de Donald Trump est surtout connu pour ses prises de positions ouvertement misogynes et homophobes.

Ainsi, pour Mike Pence, une femme est au foyer ou n'est pas. Celle qui oserait avoir une activité professionnelle tout en ayant un enfant prendrait selon lui le risque de lui causer un "retard de croissance et de développement". Dans le même ordre d'idées, une femme dans l'armée représente pour le futur vice-président des USA une "mauvaise idée".

Mike Pence ne porte pas l'avortement dans son cœur. Il y est même fortement opposé. C'est donc tout naturellement que le gouverneur de l'Indiana a signé dans son Etat en mars 2016 une loi empêchant les femmes d'avoir recours à l'IVG en cas d'anomalie chromosomique telle que la trisomie 21. Autre mesure allant à l'encontre des droits des femmes à disposer de leur corps, la volonté d'arrêter de subventionner les plannings familiaux : une partie de leur budget a été supprimée en 2013, en Indiana. Le futur vice-président a également déclaré dans une interview en 2002 que les préservatifs n'étaient qu'une "faible protection" contre les maladies sexuellement transmissibles... Honteux.

Lesbiennes, gays, bi et transexuels ne trouvent pas non plus grâce aux yeux de Mike Pence. Ils représentent selon une formule employée en 2006 "l'effondrement de la société". D'où la nécessité de financer publiquement des thérapies visant à les convertir à l'hétérosexualité. Cerise sur le gâteau : le soutien du colistier de Donald Trump apporté à une loi autorisant employeurs et commerçants à refuser d'embaucher homos, juifs et musulmans...

Voici donc certains des idéaux fascinants du futur vice-président des Etats-Unis. Un aller simple vers le passé. 

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