Denis Baupin visé par une 4e plainte pour harcèlement sexuel

Au mois de mai, Denis Baupin démissionnait de son poste de vice-président de l'Assemblée nationale après que plusieurs élues l'ont accusé d'agressions sexuelles. Une 4e plainte vient alourdir son dossier et porte le nombre de témoignages à 14.

© WITT/SIPA

Quatorze accusations d'agressions sexuelles et 4 plaintes : c'est désormais l'ampleur de l'affaire BaupinFrance Inter et Mediapart ont révélé mardi 13 septembre qu'une 4e femme avait porté plainte contre Denis Baupin, ancien vice-président de l'Assemblée nationale et député Europe Ecologie Les Verts. Il s'agit de Véronique Haché, directrice d'Autolib à Paris. Celle-ci a porté plainte en juin 2016 contre le mari d'Emmanuelle Cosse. Elle assure que c'est l'argument avancé par l'accusé, qui parle de "libertinage" pour justifier ses actes, qui l'a poussé à porter plainte.
Les faits qu'elle relate date de 2004. A l'époque, Véronique Haché est conseillère aux transports de Bertrand Delanoë  à la mairie de Paris et collabore avec Denis Baupin. Un jour de juillet, ce dernier entre dans son bureau et lui propose d'avoir une relation sexuelle. Les faits sont prescrits, mais la plaignante assure que "ce n'est pas à [elle] de [s]'autocensurer" : "Le sujet du libertinage, c'est une façon de renvoyer aux femmes une image d'elles négative, sur le thème 'tu n'es pas assez intelligente pour comprendre ce que je veux faire'. [...] On renvoie toujours aux femmes la responsabilité de la prise de parole. Je pense que le vrai sujet aujourd'hui c'est de savoir quels sont les outils qui sont mis à la disposition des femmes pour qu'elles puissent parler. je crois qu'il faut y aller, qu'on se serre les coudes et que l'on réclame les dispositifs qui nous permettent de témoigner."
Accusé d'agressions sexuelles et de harcèlement par 13 femmes, dont 3 ont porté plainte, Denis Baupin a démissionné de l'Assemblée nationale au moi de mai. S'il nie toujours les faits, il est aujourd'hui poursuivi dans le cadre d'une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel, agressions sexuelles et appels téléphoniques malveillants

Denis Baupin © WITT/SIPA

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