Un ex-ministre indien du droit des Femmes accusé de viol

SCANDALE - Sandeep Kumar, ex-ministre du Droit des femmes en Inde, a été évincé du gouvernement en raison d'une "sex-tape", avant de se faire arrêter à la suite d'une plainte pour viol.

Sandeep Kumar, l'ancien ministre en charge du protefeuille du Droit des femmes, s'est vu licencier du gouvernement de New Delhi mercredi 31 août, à cause d'une "sex-tape" suur laquelle on le voit, simplement vêtu d'un short embrasser deux femmes sur un lit. Il a été arrêté samedi 3 septembre après que l'une d'entre elles l'a accusé de l'avoir violée l'an passé. La plaignante affirme avoir été droguée avec des sédatifs avant de se faire agresser sexuellement par l'ex-ministre. Ce dernier lui aurait également promis un poste et l'aurait attirée chez lui avec des bons alimentaires. Elle se serait tue, craignant que son mari ne la quitte.

La "sex-tape" a été envoyée mercredi à une chaîne de télévision ainsi qu'au chef du gouvernement, Arvind Kejriwal, qui a immédiatement renvoyé son ministre. A en croire la presse indienne, Sandeep Kumar aurait des relations sexuelles avec l'une des deux femmes sur d'autres extraits non diffusés. De son côté, le politicien, marié et père d'un enfant, dément et affirme que cette vidéo a été montée de toute pièce afin de nuire à son image.

Après le viol collectif d'une Indienne dans un bus en 2012, New Delhi a été surnommé "la capitale du viol". Le nombre de viols dans celle-ci a augmenté de près d'un tiers en 2014 : la police de la ville a enregistré 2069 affaires de viols dans la capitale, contre 1571 sur l'année précédente, soit une hausse de 31,6%. Ce qui ne signifie pas spécialement que les femmes subissent davantage de violences sexuelles, mais qu'elles les dénoncent plus facilement.

 

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