Excision : l'Egypte renforce sa législation

PROJET DE LOI - Le gouvernement égyptien a décidé de durcir les peines encourues par les pratiquants de l'excision. Un nouveau projet de loi prévoit jusqu'à 7 ans de prison dans un pays où les mutilations génitales sont encore trop largement fréquentes.

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L'Excision demeure monnaie courante en Égypte, malgré la législation en vigueur qui interdit cette terrible pratique. C'est pourquoi le gouvernement égyptien a annoncé le 28 août 2016 vouloir durcir les peines déjà mises en places. Depuis 2008, les mutilations génitales sont illégales sauf en cas de "nécessité médicale". Les personnes qui les pratiquent sont punies de 3 mois à 2 ans de prison. Pourtant, selon un rapport international de l'UNICEF diffusé en juillet 2013, 91% des femmes de 15 à 49 ans sont touchées par l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes en Égypte. De nombreux parents continuent d'emmener leurs filles à l'abattoir au péril de leurs vies...

Les nouvelles mesures envisagées par le gouvernement prévoient donc de nouvelles peines de prison pour mettre un terme à ces atrocités. L'amendement compte punir de 5 à 7 ans de prison pour "toute personne pratiquant une excision sur une femme" et 1 à 3 ans de prison pour "quiconque fait pratiquer l'opération sur une femme", selon un communiqué du bureau du Premier ministre Chérif Ismaïl. Les cliniques privées doivent cesser de pratiquer clandestinement ses opérations et les proches doivent comprendre que cette tradition – plus élevée en zone rurale – n'est pas bienfaitrice pour la gent féminine. Au contraire, elle les handicape à vie dans leur épanouissement personnel. 

Les Égyptiennes, largement victimes de l'excision © giuseppemasci/123RF

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