Facebook, Instagram, Twitter : tous complices de body shaming ?

BODY SHAMING - Les réseaux sociaux sont pointés du doigt. Après Instagram, Facebook fait polémique à la suite de la mauvaise expérience qu’a vécu Tess Holliday, un mannequin plus size dont le profil s'est retrouvé bloqué à cause de ses formes.

© dragoscondrea

Les réseaux sociaux sont parfois injustes. Le top américain grande taille Tess Holliday a fait les frais d'une politique de modération un peu trop laxiste sur Facebook, lorsque cette dernière s'est vu bloquer son compte pour "viol des règles d'utilisation du réseau". La jeune femme, qui a publié des photos d'elle dévoilant ses courbes généreuses pour mettre en vente des vêtements qu'elle ne portait plus, a posté une capture d'écran des messages abominables qu'elle a reçus de la part de certains internautes : "Tu es la raison pour laquelle l'anorexie augmente car les gens ne veulent pas finir comme toi", ou encore "c'est curieux de se dire que tu vas mourir si jeune à cause d'une crise cardiaque, du diabète ou d'un cancer".
Et les formes apparentes du mannequin XXL n'ont apparemment pas plu à Facebook qui, dans la foulée, a préféré suspendre les comptes personnel et professionnel de Tess plutôt que de punir ses bourreaux. Sur Twitter, la jolie maman de 31 ans a tenu à rendre publique la situation à ses followers, indignés : "Des individus étaient clairement en train de me harceler et de me dire des choses incroyablement méchantes, mais Facebook a décidé de bloquer mon profil." Comme par magie quelques instants plus tard, Facebook annulait la suspension. Ce n'est malheureusement pas la première fois que les réseaux sociaux se retrouvent au cœur de polémiques concernant le body shaming
Déjà en 2015, Instagram interdisait l'utilisation du hashtag "curvy" (pulpeux en français, NDLR) pour "viol des règles sur la nudité" alors même que "thin" (mince, NDLR) était autorisé... Malaise.

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