JO : quatre femmes dans la délégation saoudienne à Rio

Les Jeux Olympiques de Rio accueillent en 2016 quatre athlètes féminines saoudiennes. Un chiffre en augmentation depuis les JO de Londres en 2012. Cette participation demeure cependant polémique du fait de la tenue de ces sportives et de la condition des femmes en Arabie saoudite.

© Szwarc Henri/ABACA

C'est un événement pour la cause féminine : après les Jeux Olympiques de Londres en 2012 où deux Saoudiennes ont été autorisées pour la première fois à participer aux JO, la délégation saoudienne envoie 4 athlètes féminines à Rio en 2016. Une avancée encourageante. Face aux 7 athlètes masculins, on retrouvera donc Sarah al-Attar. Âgée de 23 ans, elle concourt pour le 800 mètres et avait déjà été conviée en 2012 sur les pistes. Après avoir marqué l'Histoire en étant la première femme saoudienne à participer à une telle compétition, elle compte bien améliorer ses performances. À ses côtés, Cariman Abu al-Jadail concourra pour le 100 mètres. Niveau judo, on trouve aussi Wujud Fahmi et Lubna al-Omair à l'escrime. 

Malgré la présence de ce quatuor 100% féminin dans une compétition internationale, les critiques demeurent. Elles résident principalement dans le fait que les athlètes devront porter la tenue islamique. Suite à un débat entre la délégation saoudienne et le Comité International Olympique (CIO), elles ont pour obligation de se couvrir de la tête aux pieds et d'être accompagnées d'un tuteur – leur père, leur frère ou un autre membre masculin de leur famille. Elles devront également respecter les zones de non mixité. Des contraintes qui ne font pas l'unanimité. Trois femmes ont justement protester dans une tribune du journal Libération, en juillet 2016, pour interdire l'Iran et l'Arabie saoudite qui ne respectent pas la charte olympique des JO de Rio. Dans ces pays du Moyen-Orient, les femmes ne sont toujours pas autorisées à sortir dans les stades ou pratiquer le sport à l'école. Des inégalités persistantes qui rappellent que les femmes sont bien loin d'être libres.

Sarah al-Attar © Szwarc Henri/ABACA

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