Attentat à Nice : les réactions

EMOTION - Après l'attentat qui a fait 84 morts à Nice, dont 10 enfants et adolescents, le soir du 14 Juillet, de nombreuses personnalités politiques ont exprimé leur solidarité envers les victimes.

© Luca Bruno/AP/SIPA

Le même sentiment de gueule de bois. Comme après Charlie Hebdo, l'horreur du 13 novembre, de Bruxelles, ou d'Ankara... Les mêmes messages d'incompréhension, de solidarité, de désespoir. Après l'attentat perpétré à Nice, par un chauffard qui a tué 84personnes, dont 10 enfants et adolescents, lors du feu d'artifice du 14 Juillet sur la Promenade des Anglais, nos dirigeants s'expriment. François Hollande a été le premier à prendre la parole sur le drame, au milieu de la nuit. Le chef de l'Etat a parlé d'une "attaque, dont le caractère terroriste ne peut être nié, [...] d'une violence absolue", ajoutant que nous devions "tout faire pour lutter contre le fléau terroriste". 
D'autres personnalités politiques ont mis des mots sur la violence de cette attaque. Christian Estrosi, président de la région PACA et premier adjoint au maire de Nice a tweeté : "Chers Niçois, de tout cœur aux côtés de chacune et chacun d'entre vous. Nous devons tenir bon. Fier de la solidarité qui s'organise,d'être Niçois." Evoquant "le plus grand drame de l'histoire" de la ville, l'ancien maire a également changé sa photo de profil, optant pour le désormais tristement habituel slogan "Je suis Nice".  
Le Premier ministre, Manuel Valls, a fait part de "son immense douleur" : 

Alain Juppé a exprimé sa "stupeur" : 

Quant à Nicolas Sarkozy, il a fait part de sa "tristesse infinie" : 

Sur son compte Facebook, Jean-Luc Mélenchon s'est fendu d'un long message : "On aurait voulu que ce soit juste l'été et ses soirées dans la nuit douce. Juste un 14 juillet avec ses bals des pompiers et ses feux d'artifices, et aussi le bruit des choses simples. Et voilà le retour d'un de ces absurdes assassins, les cris et la mort. Maudit soit-il ! Alors on rentre en soi et laisse passer la vague d'émotion comme on a appris à le faire depuis qu'on a vécu toutes ces autres abominations. On lève les yeux sur le magasin des mots et on se demande lesquels choisir pour les offrir en pansement. Aider ceux qui autour de nous serrent les dents tandis que leur empathie leur fait vivre cent fois la trajectoire de ce camion comme s'ils le voyaient et que leur proche se soit trouvé dans sa trajectoire. Et quels mots encore pour ces pauvres gens qui à cette heure pleurent leur mort, pour ces blessés douloureux et sidérés. Vivons profondément ce partage de la souffrance. Car avec lui nous vérifions que nous sommes restés humains dans ce monde qui l'est souvent si peu. Et nous entretenons ce qui manquait au misérable lâche dans ce camion. Le sentiment que les autres sont nos semblables et que rien ne peut leur arriver sans que nous soyons concernés."

Les soutiens affluent également de l'étranger. Barack Obama a déclaré dans un communiqué officiel : "Nous sommes solidaires de la France, notre plus vieil allié, au moment où elle fait face à cette attaque. En ce 14 juillet, nous nous rappelons (...) des valeurs démocratiques qui ont fait de la France une inspiration pour le monde entier."
Hillary Clinton a assuré que "tous les Américains [étaient] solidaires avec le peuple de France" : "Nous ne laisserons pas les terroristes ébranler les valeurs d'égalité et de démocratie qui sont à la base de nos mode de vie."
Angela Merkel a rappelé que "l'Allemagne [était] aux côtés de la France dans la lutte contre le terrorisme", ajoutant que "les mots suffisent à peine pour dire ce qui nous unit à nos amis français". Justin Trudeau, le Premier ministre canadien, a tweeté  : "Les Canadiens sont bouleversés par l'attentat de ce soir à Nice. Notre sympathie va aux victimes et notre solidarité, au peuple français."

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