On a testé pour vous... un match de l'Euro 2016

EURO 2016 - Si on apprécie de vivre au rythme de l'Euro et de le suivre à la télé dans une fan zone, un bar ou sur son canapé, on aimerait aussi savoir comment ça se passe dans les gradins, de l'autre côté de l'écran. Le Journal des Femmes a eu l'occasion d'assister au match Roumanie - Suisse : on vous raconte tout.

On fond pour les Suisses © Jessica Sinnan

C'est aux Trois Obus, dans le 16e arrondissement parisien, que Tourtel Twist nous donne rendez-vous, quelques heures avant le coup d'envoi de la rencontre Roumanie - Suisse au Parc des Princes. Le ton est d'ores et déjà donné : à 100 mètres à la ronde, le bistrot flamboie aux couleurs du pays du chocolat. Les supporters helvétiques, parés de leurs drapeaux, maillots et chapeaux rouge et blanc, sont cramponnés (et assortis) aux quelques tables Coca-Cola qui décorent la terrasse. Çà et là, flânent aussi des fans vêtus de costumes de vache, quand une jeune femme arbore (plutôt bien) l'habit foklorique de son pays. D'autres, fourchette à la main, trempent leur morceau de pain dans leur service à fondue fait maison, à l'aide d'un réchaud à gaz dissimulé dans une boite de conserve géante ayant préservé... des petits oignons. À la bonne Suissesse !

Oh Embolo, Embolo, Embolo, Embolo...

Ambiance fédératrice oblige, nous partageons une table avec quelques voisins alpins de passage dans notre capitale pour trois jours, venus prendre part aux festivités qu'offrent la coupe d'Europe et soutenir leur équipe nationale face à la Roumanie. En chœur, ils entonnent les chants des supporters, jonglent entre le "Hopp Schwiiz" (l'équivalent de notre "Allez les bleus") accompagnés des applaudissements qui vont avec, et le "Oh Embolo", remix du tube "The Lion Sleeps Tonight", un ode au chouchou des Suisses, le jeune Breel Embolo (19 ans), attaquant évoluant au FC Bâle. Voilà qui nous met dans le Rhin bain.

Changement de terrain

Du côté de l'hospitalité de l'UEFA, baptisé "le Club Henri Delaunay", ayant pris ses quartiers dans le stade Jean Bouin adjacent au Parc des Princes, l'ambiance se veut plus feutrée en attendant le début du match. Ici, pas de fondue sauvage : quelques businessmen et VIP dégustent de la bière Carlsberg et des plats élaborés par Joël Robuchon – choisi par Hediard pour créer les repas – au son des reprises d'une chanteuse à la voix suave. À l'entrée, des maquilleuses dessinent des drapeaux aux couleurs des pays de son choix, quand un caricaturiste tire le portrait des invités sur une tablette tactile. Le tout, avant que ne défile des danseuses de French Cancan, venues augmenter les décibels (et l'énergie) des lieux. Si elle se veut plus discrète que dans les rues de la capitale, la convivialité est tout de même de la partie. A chacun sa manière de célébrer l'Euro !

Dans les tribunes

18h : l'heure du coup d'envoi. nous voilà dans le stade, face aux partisans suisses. Les refrains qu'ils ont fredonné plus tôt dans la journée nous sont restés en tête et prises dans ce bel élan patriotique, on se met aussi à les chanter à tue-tête. Derrière nous, des fans du ballon rond commentent à leur façon le match, ce qui ne nous fait nullement regretter les remarques de Christian Jeanpierre. Tourtel Twist à la main (sans alcool, la fête est plus folle), on se délecte du spectacle offert par les joueurs roumains et helvétiques, des cris qui accompagnent leurs tirs et leurs passements de jambes, ainsi que de l'atmosphère créée par les supporters. Petite astuce toutefois : penser à ramener un K-way, pour éviter les jets de bière reçus dans le dos.

Vue directe sur le corner © Kanitha Thach

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