Lena Dunham et les actrices de Girls se mobilisent contre le viol

Lena Dunham et ses "Girls" ont posté une vidéo pour manifester contre les violences faites aux femmes. Un message qui encourage à la tolérance envers les victimes. Cette annonce survient en plein procès polémique pour viol.

© Capture d'écran Now This

Lena Dunham, Allison Williams, Jemima Kirke et Zosia Mamet profitent de leur popularité pour faire passer un message de notoriété publique. Les quatre jeunes femmes ont décidé de publier une vidéo où elles dénoncent la culture du viol. Au lieu de s'en prendre aux victimes, pourquoi ne pas les soutenir dans cette épreuve douloureuse ? Les actrices prodiguent trois conseils primordiaux pour venir au secours de la gent féminine touchée par les agressions sexuelles : "Il faut apporter du soutien, de l'écoute et agir." Agir pour briser la loi du silence imposée par la société, les autorités, les bourreaux.
C'est ce que vient de faire une femme de 23 ans pendant le procès de son agresseur, cette même femme à qui Lena Dunham dédie sa vidéo sur Twitter : "Je dédicace ceci à la courageuse survivante de l'affaire Stanford qui a tellement donné pour changer le débat." En janvier 2015, elle a été droguée puis violée par Brock Allen Turner, un étudiant de la prestigieuse université. Jeudi 2 juin 2016, le jeune homme a été condamné à 6 mois de prison dont 3 mois avec sursis – si bonne conduite – par le tribunal de Californie, selon le Guardian. Il serait question de ne pas "gâcher sa vie" selon le juge. Pendant les plaidoiries, la jeune femme qui a souhaité gardé l'anonymat, a lu une lettre émouvante à son bourreau où elle parle de ses séquelles. Sportif de haut niveau, le coupable fait ses études de natation : un statut qui a joué en sa faveur aux États-Unis où le système est corrompu par la popularité et la fortune des accusés. 
Lena Dunham et ses camarades rappellent dans le spot ce constat affolant : le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) a dévoilé qu'1 femme sur 5 sera agressée sexuellement au cours de sa vie. Des statistiques qui font froid dans le dos alors que 80% des viols sont commis par des personnes connues ou proches de la victime. Face à la stigmatisation des personnes agressées, les "Girls" rappellent le besoin de solidarité "non pas parce qu'elle est la fille de quelqu'un, ni parce que c'est la sœur ou la petite-amie de quelqu'un, mais parce que ‘elle est quelqu'un’."

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