Boko Haram : deux lycéennes de Chibok retrouvées

Amina Ali, l'une des jeunes femmes de Chibok séquestrée par Boko Haram, a été retrouvée saine et sauve le 17 mai 2016 au nord-est du Nigéria. Quelques jours plus tard, une seconde lycéenne a recouvré la liberté.

© Andrew Harnik/AP/SIPA

[Mise à jour du 20 mai 2016] : une seconde jeune fille a été retrouvée jeudi 19 mai à 11h près de Damboa, dans l'État de Borno, au nord-est du Nigéria. Serah Lucas fait partie des 276 lycéennes de Chibok enlevées le 14 avril 2014. Elle est désormais libérée de ses bourreaux, les membres de Boko Haram, grâce à une opération conjointe de l'armée et de miliciens.

Amina Ali Darsha Nkeki vient d'être sauvée des mains du groupe islamiste Boko Haram. La jeune femme avait été enlevée le 14 avril 2014 en même temps que 276 autres lycéennes de Chibok alors qu'elle se rendait à un examen scolaire. Depuis, sa famille était sans nouvelles d'elle. Heureusement, un des vigiles qui assistait les militaires nigériens l'a aperçue le 17 mai 2016 en train de cueillir du bois à Kulakaisa – la lisière de la forêt de Sambisa – dans l'État de Borno au nord-est du pays. Depuis 2015, ce secteur est très surveillé par les autorités qui suspectent la présence du mouvement terroriste. 
D'après le témoignage à l'AFP d'Ayuba Alamson Chibok, l'un des chefs de la communauté de Chibok, la jeune fille désormais âgée de 20 ans "a retrouvé ses parents, qui l'ont identifiée, avant d'être amenée dans une base militaire à Damboa". D'autre part, elle aurait été aperçue avec un bébé dans les bras selon Laxan Zannah, le secrétaire de l'association des parents des lycéennes disparues.  
Pas moins de 2 000 personnes auraient été enlevées par le groupe d'après l'AFP. Depuis deux ans, le mouvement Bring Back Our Girls continue de se mobiliser, mais force est de constater qu'Amina Ali est la première – et l'unique à ce jour – lycéenne séquestrée par Boko Haram à avoir été retrouvée vivante. Maintenant que leur position se précise, il ne reste plus qu'à espérer que les militaires nigériens puissent rapidement sauver le reste des filles de Chibok.

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