Tchernobyl : 30 ans après, poussière et misère

Le 26 avril 1986, Tchernobyl a connu la plus grosse catastrophe nucléaire de l'Histoire. L'Ukraine commémore cet anniversaire funèbre trente ans après. Sur place, les victimes, les paysages et le quotidien peinent à se reconstruire.

Le 26 avril 1986, l'Ukraine a vécu un désastre sans pareil. Alors que des ouvriers effectuent un test de sûreté dans la centrale nucléaire de Tchernobyl, située à seulement 110 kilomètres de la capitale Kiev, le réacteur numéro 4 explose. D'importantes quantités d'éléments radioactifs sont libérées dans l'air menaçant de contaminer l'environnement et les habitants. L'accident est classé au niveau 7, soit le plus élevé sur l'échelle internationale des événements nucléaires (INES). C'est la catastrophe nucléaire la plus importante du XXe siècle.
Bien qu'il ne soit pas possible de le chiffrer exactement, le bilan dénombre la mort de milliers de personnes. Rien qu'entre 1986 et 2002, 4 000 cancers de la thyroïde ont été officiellement diagnostiqués et reconnus comme étant le résultat de la catastrophe nucléaire, selon un rapport de l'Agence Internationale de l'Énergie Atomique (AIEA) et de l'ONU établi en 2005. En mai 1986, les autorités ordonnent d'installer un sarcophage et de décontaminer la zone. Les ouvriers s'y rendent alors sans protection particulière. L'évacuation des populations tarde. En tout, pas moins de 116 000 personnes ont été relogées en dehors de la zone la plus dangereuse des 30 kilomètres. Les biélorusses et les russes ont aussi été touchés directement par les contaminations radioactives. Un fléau inimaginable sur les plans sanitaires, écologiques, économiques mais aussi politiques. La question se pose alors de savoir, trois décennies après, ce qu'il est advenu des habitants de Tchernobyl et ses environs. Retour en images sur ces villes fantômes.

 

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