Daesh en Irak : le "business" de libération des femmes yézidies

Des reporters du Figaro se sont rendus en Irak dans les montagnes du Sinjar pour aller à la rencontre des femmes yézidies qui ont réchappé à l’enfer de Daesh. Ils ont découvert le business autour de leur affranchissement.

Daesh en Irak : le "business" de libération des femmes yézidies
© zabelin

Les femmes issues de la communauté yézidie en Irak – une minorités ethnique et religieuse – sont les premières victimes de Daesh. Utilisées comme esclaves sexuelles, elles connaissent le pire des traitements : torture physique et psychologique, violences sexuelles, viols. 
Manon Quérouil-Bruneel, grande reporter, est rentrée d'Irak, dans les montagnes du Sinjar. Elle et ses collègues ont pu rencontrer des femmes de la communauté yézidie revenues de l'enfer de Daesh. Les témoignages récoltés et leurs expériences font l'objet d'un documentaire à retrouver – pour les abonnés premium – sur le site du Figaro. Invitée dans Inside, les coulisses du Figaro Magazine, la journaliste évoque l'aspect de la libération de ces esclaves que la communauté "ne pensait plus revoir".
Elle raconte que certaines femmes ont réussi, grâce à "l'aide des populations locales", à fuir cet enfer. La journaliste souligne que ce type de sauvetage était au départ fait sans contrepartie financière. Ce n'est plus le cas aujourd'hui puisqu'un véritable "business" s'organise autour de ces libérations. La reporter raconte que des intermédiaires yézidies se spécialisent dans ce type "d'opération d'exfiltration à haut risque, qui travaillent dans un réseau intermédiaire (...) contre de l'argent" et risquent la mort. Ou quand s'improviser sauveteur devient lucratif.

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